Épistémologies radicales et recherches participatives

Appel à contributions pour le numéro thématique “Épistémologies radicales et recherches participatives” de la revue Participations.

Recherches-actions participatives, recherches-actions coopératives, sciences citoyennes, recherches communautaires, recherches partenariales et collaboratives, recherches-interventions, tiers-secteur scientifique, espaces hybrides de recherche, tiers-lieux réflexifs… Les recherches participatives ont le vent en poupe, ce qui s’accompagne d’une créativité conceptuelle inédite pour qualifier l’évolution des relations entre sciences et sociétés. Leur essor s’inscrit dans un contexte de crise de la démocratie représentative, se caractérisant par un rejet des formes d’expertise technocratique excluant les contributions des citoyens au débat public, et de remise en cause du monopole des chercheurs dans la production des savoirs. Cependant, les recherches participatives ne sont pas un ensemble homogène : nébuleuse aux contours mouvants, la famille des recherches participatives recouvre un faisceau diversifié de démarches plus ou moins critiques de coproduction de connaissances, sous-tendues par une pluralité d’enjeux politiques, épistémologiques, méthodologiques et éthiques

Au sein de cette famille plurielle, un sous-groupe de recherches participatives ancrées dans les épistémologies postcoloniales et féministes repose sur une lecture audacieuse des rapports entre production des connaissances et inégalités sociales. Nous désignons par le terme d’épistémologies radicales les courants de pensée qui articulent étroitement les revendications pour la pluralisation des systèmes de connaissances à la réduction des inégalités sociales et la lutte contre les discriminations. Les inégalités sociales sont ici entendues au sens large du terme, incluant les inégalités liées aux appartenances de classe, groupe ethnique, genre, territoire et région du monde, âge, etc. Ce dossier vise ainsi à faire état des recherches participatives contemporaines reposant sur ces épistémologies radicales, dont le positionnement politique, voire subversif, interroge les conceptions hégémoniques et les protocoles conventionnels de production de la science en lien avec les inégalités de pouvoirs et de savoirs structurant les inégalités sociales.

Les contributeurs/trices sont invité.e.s à proposer un résumé (3 pages maximum) pour le 21 février 2019 aux trois membres de la coordination du numéro: ; ;

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