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SUMMARY:Journée d’étude\, Inégalités socio-spatiales sur le terrain
DESCRIPTION:La journée d’étude Inégalités socio-spatiales sur le terrain. Rapports sociaux de domination au prisme de l’engagement pédagogique et de l’interdisciplinarité (France-Argentine) s’inscrit au sein du projet Inégalités urbaines et enjeux mémoriels en France et en Argentine : des recherches et des pédagogies engagées (MSH ENSAS\, FADU\, FADAUM\, SOPHIAPOL) et en continuité avec le du Workshop IMPULSO URBANO (ENSAS\, FADU\, FADAUM). Elle a comme objectif de bâtir un socle commun sur des questions théoriques et de poursuivre la comparaison des terrains. \nLe « terrain » est le lieu de la rencontre\, des tensions et des remises en cause. Ainsi toute ethnographie se prête à une double politisation. D’une parte\, elle « est mise dans l’espace public de manière à susciter le débat\, avec ou sans l’auteur\, et à donner lieu à des appropriations ou des contestations » (Fassin 2020). D’autre part\, l’ethnographie « est mise au service d’acteurs des mondes institutionnel\, associatif\, militant\, syndical ou politique pour contribuer à leur réflexion en vue d’actions de différentes natures\, qu’il s’agisse de décisions\, d’interventions ou de mobilisations » (Fassin 2020). Si ces deux processus sont en partie liés\, qu’en est-il d’autres processus dans lesquels l’ethnographe participe par exemple à des activités didactiques (Cossée 2021) ou à des activités associatives et artistiques (Morovich 2017) ? \nDepuis les recherches françaises de Gérard Althabe (1985\, 1990) et de Colette Guillaumin (1992\, voir aussi Benveniste\, Falquet et Quiminal 2017)\, il est incontournable d’impliquer une analyse des sujets et des modalités de la rencontre\, se référant à des bagages culturels\, à des catégories de classe\, de race et de sexe\, auquel les sujets de l’échange socio-anthropologique sont assignés. Le sexe ainsi que l’âge ne serait-ce que la jeunesse scientifique\, l’ethnicité ou les catégorisations raciales pesant sur l’ethnographe se révèlent aussi heuristiques\, ouvrant ainsi en France à une féconde réflexion sur des questions théoriques de relief (Chamboredon et al.\, 1994 ; Palomares et Tersigni\, 2001 ; Fournier 2006). En Amérique latine\, les travaux de l’anthropologue Nestor Garcia Canclini (2004) ainsi que de l’anthropologue et activiste Rita Segato (2007) montrent l’imbrication entre les rapports sociaux de sexe\, le racisme et la « colonialité ». Ce sont des paramètres dont il est nécessaire de tenir compte dans le cadre des enquêtes.\nLa démarche réflexive et critique consiste à prendre acte du fait que l’ethnographie est d’emblée publique\, ce qui nécessite de considérer ses enjeux\, même dans la relation pédagogique et dans l’ouverture interdisciplinaire qui s’ouvre dans le traitement des inégalités socio-spatiales. \nCette journée d’étude explore ces questions à partir de terrains interdisciplinaires menées dans des contextes défavorisés par des acteurs pluriels\, y compris des étudiant.es : \n\nquelles sont les complémentarités et les incompréhensions ?\nCes dernières ne concernent pas seulement la rencontre avec les sujets de l’enquête\, mais également\, et peut-être d’abord\, la négociation de l’enquête lorsqu’elle est portée par des disciplines\, des cultures\, des collectifs\, des âges\, des genres et des approches qu’on se doit d’analyser de manière complexe. Comment évaluer les impacts de ces approches ?\nQuel langage adopter pour restituer l’enquête ?\nQuelles résistances\, quelles instrumentalisations sont-elles possibles ?\nCes dynamiques concernent la rencontre avec des altérités sur le terrain : comment négocier la présence sur le terrain d’enseignant.es-chercheur.es\, ou encore d’étudiant.es qui font figure d’actrices et d’acteurs extérieurs à des contextes traversés par les inégalités socio-spatiales et pris dans les jeux des catégorisations et des représentations ?\nL’anthropologue\, l’architecte-urbaniste\, l’artiste\, la/le chargé de mission etc… viennent le plus souvent de milieux socio-culturels favorisés\, comment nouent-elles et ils des alliances ?\nParticipent-elles ou ils à des projets associatifs\, suivent ou impulsent-elles ou ils des actions militantes ?\nComment éventuellement deviennent-elles ou ils activistes\, tout en participant à des recherches ?\nComment ces actions sont-elles concernées par des effets de construction de la race\, de la classe et du genre ?\n\nIl importera d’interroger des relations de race\, classe et genre sur le terrain\, entre des acteurs divers en privilégiant des contextes défavorisés en changement urbain. Les relations de terrain y ont été largement étudiées là où\, par exemple en France et en Argentine\, des politiques de rénovation urbaine sont initiées afin d’impulser la « mixité » dans des quartiers souvent caractérisés par la stigmatisation sociale et l’ethnicisation. \n\nQuels jeux et enjeux s’imposent-ils entre les chercheur.es et des groupes associatifs défavorisés ou encore avec des collectifs définis\, de manière globale\, de « classes créatives » ?\nIl conviendra de chercher à déterminer quels sont les impacts externes et internes d’un terrain\, dans une approche compréhensive et réflexive. Le terme « terrain » est entendu dans un sens large : enquête socio-anthropologique\, enquête pour un diagnostic architectural ou urbanistique\, action collaborative\, projet participatif\, workshop impliquant des étudiant.es….\nQuels écueils\, quelles négociations avec des groupes\, des individus\, entre des collègues de disciplines différentes\, entre des enseignant.es et des étudiant.es\, entre des personnes de milieux sociaux différents\, tenant compte aussi d’effet de genre ?\nQuelles recompositions des rapports sociaux ces projets favorisent-ils dans des contextes français et argentins caractérisés par l’incertitude mais aussi par la politisation (Merklen 2009) ?\nQuels engagements spécifiques ?\nQuelles nouvelles sociabilités\, notamment dans des sites stigmatisés fortement intéressés par le changement urbain ?\nQuelles résistances à la gentrification par l’art (Guinard et Morovich 2020) ou à l’éco-gentrification (Quastel 2009) ?\nEt surtout\, quelles pédagogies engagées découlent de ces actions et ces recherches ?\nC’est-à-dire\, comment transmet-on l’importance de co-construire avec des acteurs non académiques et de sensibiliser aux rapports de race\, de classe et de genre sur le terrain ?\nQuelles sont enfin les conditions d’une montée en généralité dans l’analyse des formes sociales du lien communautaire (community organizing\, corporations\, associations\, mutualités) et de la formation des identités sociales (théories de la reconnaissance\, multiculturalisme\, pluralisme religieux et culturel dans l’espace public démocratique) au prisme des théories de la justice et de leurs critiques ?\n\n>> télécharger le programme (pdf) \n>> temáticas JE inégalités espagñol (pdf) \nIntervenante.es\nMariela CORBELLINI Architecte-urbaniste et enseignante contractuelle\, Instituto de la Espacialidad Humana\, Facultad de Arquitectura\, Diseño y Urbanismo (FADU)\, Université de Buenos Aires (Argentine)\nDaniel D’ALESSANDRO Architecte Urbaniste\, Directeur de « Hábitat y Vivienda » de la ville de Morón (Argentine)\, enseignant titulaire à la Facultad de Arquitectura\, Diseño\, Arte y Urbanismo\, Universidad de Morón\nFlorencia DANSILIO Docteure en sociologie\, ATER Institut d’Hautes Etudes de l’Amérique latine – Université Paris III – Sorbonne Nouvelle\nRomain GALLART Docteur en études urbaines – Université Paris Ouest Nanterre La Défense Equipe Mosaïques – UMR LAVUE 7218 Cnrs\nFélix MEGRET Doctorant contractuel en philosophie politique Laboratoire Sophiapol-Université Paris Nanterre\nEstelle MIRAMOND Docteure en sociologie Centre Asie du Sud-Est (CASE/UMR 8170)\nBarbara MOROVICH Maitresse de conférences HDR en anthropologie\, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg\, AMUP\nCatherine QUIMINAL Professeure émérite URMIS Université Paris Diderot\nSimona TERSIGNI Maîtresse de conférences en sociologie\, Sophiapol-Université de Paris Nanterre\nPablo VITALE Diplômé en sciences politiques et doctorant en sciences sociales à l’Université de Buenos Aires\, CONICET \ninformations pratiques\nde 9h30 à 12h\npuis de 14h à 17h30\nUn buffet sera offert sur place dans le respect des normes sanitaires. \n\nMaison des Sciences de l’Homme Paris Nord\n20 Av. George Sand\, 93210 Saint-Denis\nCapacité d’accueil en présence : 12 places.\nUn système en hybride est prévu.\nEn cas d’évolution des consignes sanitaires\, la journée sera entièrement à distance.\n\nDans tous les cas\, nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire par mail à l’adresse suivante : barbaramorovich@yahoo.fr \norganisation\nBarbara MOROVICH\, Simona TERSIGNI\nAvec la collaboration de Mariela CORBELLINI et Daniel D’ALESSANDRO \nAvec le soutien de\nMSH Paris Nord\, ENSAS-AMUP\, Université de Nanterre-SOPHIAPOL\, FADU\, FADAUM\, Association Française des Anthropologues. \nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets.
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LOCATION:MSH Paris Nord\, 20\, avenue George Sand\, La Plaine Saint-Denis\, Métro ligne 12 : « Front populaire »\, accessible aux personnes à mobilité réduite\, 93210\, France
CATEGORIES:Manifestations scientifiques
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SUMMARY:Conférence\, Collaboration et innovation ouverte
DESCRIPTION:Cette conférence s’organise autour de deux tables rondes \nTable ronde 1 \nLa culture du libre et du collaboratif du web 2 :  innovation ouverte\, open source\, Creative Commons\nL’attrait pour la culture du libre et la difficulté de protéger techniquement les droits de propriété intellectuelle sur Internet ont fait émerger de nouveaux modes de partages de créations qui étaient jusqu’alors soumises aux modes de monétisation des industries culturelles reposant sur les droits de propriété intellectuelle et la communication mass-média. Les biens non-rivaux devenant des communs par destination dans l’économie numérique web 2\, la valeur s’est déplacée de la création de contenu vers la collecte\, le traitement de données et le contrôle du flux créant des tensions notamment entre les organes de presses et les métaplateformes. \nCette table ronde permettra d’échanger sur l’évolution et la pertinence des réponses techniques\, économiques\, juridiques et politiques apportées à ce phénomène pour les différentes parties prenantes. \n\nAnimateur : Matthieu Quiniou université Paris 8 (Paragraphe)\nMathieu Barthelemy université Grenoble-Alpes (MPLS-AD)\nFlorent Berthillon université Grenoble-Alpes (CRJ)\nAmelie Favreau université Grenoble-Alpes (CRJ)\nMouna Mouncif-Moungache université Jean Monnet (CERCRID)\n\nTable ronde 2\n \nLes nouvelles formes d’appropriation immatérielle par le numérique du web 3 : NFT\, preuve d’antériorité sur blockchain\, automatisation des redevances via smartcontracts\nEn réaction à la recentralisation du web 2 autour d’acteurs hégémoniques américains\, les GAFAM ou chinois\, les BATX\, des alternatives décentralisées s’appuient sur la blockchain pour redonner le contrôle au créateur de contenu dans la valorisation et la monétisation de ses créations. Les jetons non-fongibles (NFT) émergent comme le symbole du web 3 appliqué au domaine des créations et innovations\, permettant une appropriation immatérielle sans dépôt en ayant recours à des smartcontrats informatiques liés à des contrats de licence d’usage ou de droits de propriété intellectuelle. \nCette table ronde permettra d’esquisser les contours d’un web 3 appliqué à la culture et à l’innovation pour déterminer son potentiel transformant en identifiant ses limites et ses enjeux sous l’angle technique\, économique et juridique. \n\nAnimateur : Amelie Favreau Grenoble-Alpes (CRJ)\nRichard Baron université Jean Monnet (GATE)\nMatthieu Quiniou université Paris 8 (Paragraphe)\nAnthony Simonet-Boulogne iExec\n\nDirection scientifique : Amelie Favreau\, Richard Baron et Matthieu Quiniou \n>> télécharger le programme (pdf) \nInformations pratiques\nvendredi 17 décembre 2021\nde 10h à 12h \n\nau Poste Source – Centre numérique d’innovation sociale de l’université Paris 8\n14 rue Waldeck Rochet\, 93300 Aubervilliers\nen visio conférence\nhttps://univ-paris8.zoom.us/j/99320792987?pwd=d09zR0x3UGVNVVB6K3FPa2tvNFpMQT09\nID de réunion : 993 2079 2987\nCode secret : 867087\n\nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets.
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