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SUMMARY:Exposition\, Comment le monde m’affecte\, et comment j’affecte le monde ?
DESCRIPTION:La Storia\nKollectiv automédialité\nCollège International de Recherche Biographique en Éducation (CIRBE) \nNotre recherche-création-formation vise à l’exploration de la notion d’« automédialité » en tant que voie signifiante de médiation\, d’invention\, de mise en figures de soi par l’expérience de création. La notion d’automédialité appelle à reconnaître la spécificité et la dimension constitutive du médium dans les processus de subjectivation et de biographisation\, en prenant en compte l’interaction du médium\, de la réflexion subjective et du travail sur soi dans des pratiques artistiques.\nNous interrogeons les processus automédiaux selon lesquels peut se constituer notre exister comme présence et rapport au monde\, en y reconnaissant un double mouvement d’affectation : « Comment le monde m’affecte et comment j’affecte le monde ». Concernant le medium iconique\, le geste de l’automédialité est une performance réalisée dans les espaces du sensible de l’image.\nOpérant un travail sur les formes du visible\, il « met à jour » les choses et les êtres\, produisant pour le créateur et pour le regardeur des effets biographiques de connaissance et de savoir\, de pensée et d’émotion\, de mémoire et de réflexion sur une histoire personnelle et/ou collective. \nChristine Delory-Momberger (auteure – photographe – agence révélateur\, femmesPHOTOgraphes\, universitaire\, Paris 13 Sorbonne Paris Cité /CIRBE)\nEn s’enfonçant dans la forêt \nÀ travers ses images\, ce travail photographique donne à voir la force\, la fragilité et la fugacité des souvenirs qui se glissent\, émergent\, disparaissent\, tour à tour présents dans une puissance d’évocation\, vacillants dans leur passage incertain ou tapis dans les zones obscures de la mémoire. Ils viennent et vont\, s’accrochant à des couleurs\, des lumières d’un jour\, des visages dont les contours se floutent au fil du temps\, des sensations qui affleurent dans une remontée soudaine d’émotions. Ce sont des tracés au sable sur la surface soufflée de ma mémoire qui dessinent des lignes s’estompant avec le passage des lendemains. \nVanessa Buhrig (auteure et photographe / CIRBE)\nInfinite Diary\nInfinite Diary est le journal d’un voyage réel devenu imaginaire. Des paysages désertiques\, des vagues déchaînées\, un vent lancinant\, des nuages vaporeux\, des silhouettes enveloppées de brume\, des pas perdus\, l’envol silencieux d’un oiseau\, un cairn oublié… Autant d’images que de fugaces sensations de souvenirs déjà vécus\, autant d’images que de petites lucarnes sur un périple onirique intemporel. Plonger dans les archives devient alors l’occasion de repartir sur la route\, se perdre\, et tout recommencer à zéro. Une infinie possibilité d’ailleurs\, jusqu’à épuisement. \nAlejandro Erbettta (artiste – photographe\, docteur en Esthétique\, pratique et histoires des arts\, Paris 8 / CIRBE)\nMansion Séré /enfance et dictature\nJ’ai vécu mon enfance en Argentine pendant une période de dictature ((1976-1983) à proximité d’une grande maison qui servait de centre clandestin de détention (la Mansion Seré) et d’une base militaire (VII Brigada Aerea de Moron). Durant mon enfance\, j’ai souvent joué dans les ruines de cette maison avec les enfants du quartier\, sans connaître l’histoire de ces lieux. Mon projet photographique propose une relecture de cette période heureuse qui est en même temps une des plus obscures de l’histoire de l’Argentine. À travers l’utilisation du montage et de l’association d’images\, c’est un récit elliptique qui se forme où vie et mort\, innocence et cruauté\, bonheur et douleur s’articulent ici dans la mise en parallèle de la mémoire collective et de la mémoire individuelle. \nLaure Pubert (artiste – photographe – agence révélateur\, femmesPHOTOgraphes / CIRBE)\, Cécile Offroy (Paris 13 Sorbonne Paris Cité/CIRBE) & Jean-Marc Oberti (vidéaste)\nPercées. Voyages immobiles sur les traces de l’ancien asile de Ville-Evrard\nPercées est la restitution d’une recherche-création en cours\, conduite par une sociologue (Cécile Offroy)\, une photographe (Laure Pubert)\, un constructeur et vidéaste (Jean-Marc Oberti) et un petit groupe de patients et de professionnels\, en quête de l’activité – passée\, présente – de l’ancien asile de Ville-Evrard\, destiné à devenir prochainement un quartier d’habitation de la ville de Neuilly-sur-Marne (93).\nTravail soignant et hospitalier\, bien sûr\, mais aussi travail agricole et ouvrier des patients\, de leurs corps en jeu\, rouages d’une organisation autarcique et communautaire. Il ne s’agit pas de documenter la transformation des lieux\, ni de chercher à reconstituer une histoire objective de leurs usages\, mais de se laisser guider par les rencontres et les arts de faire\, saisir par les récits\, imprégner par les lieux\, dont certains\, tels les ateliers ou les dortoirs de la ferme\, figés dans le temps\, semblent avoir été abandonnés hier. Nous ne sommes plus seulement les spectateurs d’une mémoire en cours d’apparition\, mais des acteurs\, témoins et auteurs\, d’une perception de la disparition.\nCette recherche-création est présentée en intégralité sous la forme d’une installation déambulatoire les 13\, 14\, 15 et 17 juin 2019 de 14h à 19h à Corpusfabrique\, Pavillon Chaslin\, Hôpital de Ville-Evrard\, 93330 Neuilly-sur-Marne. Performance avec Delphine Zucker et Fany Mary le 17 juin 2019 à 14h30 et 16h \nDominique Mérigard (auteur – photographe)\nLe bruit et la stupeur. À S-21 lieu de mémoire du génocide cambodgien\nVingt-quatre ans après avoir visité et photographié pour la première fois S-21\, cette terrible prison khmère rouge transformée en Musée du génocide cambodgien à Phnom Penh\, je suis retourné en janvier 2018\, dans ce lieu si chargé en émotion. Presque 14 000 hommes\, femmes et enfants seront exécutés. Cette émotion originelle a donné lieu à une exposition et à la publication d’un livre\, Témoin S-21\, aux éditions Le Bec en l’air\, en 2008. Y revenir une nouvelle fois fut comme gratter une cicatrice et raviver une douleur jamais oubliée. J’ai découvert une petite salle nouvellement aménagée avec un simple paper-board offert aux visiteurs pour qu’ils puissent déposer quelques mots. Les mots comme l’émotion ont débordé du cadre qui leur était réservé\, remplissant tout l’espace\, des murs au plafond\, et créant\, malgré le silence\, une sensation de brouhaha inouïe.\nJ’ai retrouvé dans les yeux des visiteurs ce trouble et la sidération qui furent et sont toujours les miens. J’ai alors voulu saisir cette sorte de stupeur qui fige leur regard\, pèse sur leur corps tout entier. J’ai cherché à comprendre ce qui\, en ce lieu\, à l’encontre de tout ce qui nous différencie\, parvient à nous unir. Comme un exutoire au choc provoqué par la visite\, les inscriptions sont une façon de marquer son passage en ce lieu. Et les murs pareils à ceux des réseaux sociaux permettent de réagir\, d’afficher ses sentiments de manière impulsive. L’extraordinaire bruit des murs.\nOn ressent dans cette pièce toute une humanité qui demanderait pardon aux personnes exécutées par les Khmers rouges\, mais aussi à tous ceux qui\, de nos jours\, sont encore victimes d’oppression. \ninformations pratiques\nDu 3 juin au 12 juillet 2019\nà la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord\nde 8h30 à 18h30 du lundi au vendredi\nEntrée libre et gratuite\, ouvert à tous
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LOCATION:MSH Paris Nord\, 20\, avenue George Sand\, La Plaine Saint-Denis\, Métro ligne 12 : « Front populaire »\, accessible aux personnes à mobilité réduite\, 93210\, France
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SUMMARY:Journée d’étude\, Théâtre(s) et territoire(s) : des formes artistiques singulières aux prises avec des enjeux politiques contradictoires
DESCRIPTION:Journée d’étude exploratoire  organisée dans le cadre du projet de recherche « Théâtre in situ et patrimoine : la dramaturgie urbaine à l’épreuve\, de Rio à Alger » \nCette journée d’étude s’inscrit dans un projet de recherche-création entamé en 2014 au Brésil\, prolongé depuis 2017 à Saint-Denis. Conformément à nos enjeux méthodologiques qui s’exercent à entrelacer théorie et pratique\, elle ouvrira sur la présentation du spectacle issu de cette recherche-création « Montjoie ! Saint-Denis ! » et impliquera artistes\, professionnels et chercheurs. \nAxes de réflexion\n\nLes formes artistiques singulières qui émergent des rapports entre la pratique artistique et le territoire – in situ\, participation\, cocréation\, documentaire…\nL’invention de lieux porteurs d’une nouvelle urbanité – à travers l’exemple de l’Espace Imaginaire\nLes enjeux politiques et contradictoires émanant des tutelles : injonction à la démocratisation culturelle (par le bais de l’action culturelle\, de la participation\, des pratiques ancrées sur un territoire) mais non valorisation de ces pratiques\, non considérées comme « oeuvres artistiques » ; risque d’entrer dans le « marketting territorial » et de mettre la pratique artistique au service de la promotion d’un territoire.\n\nQuestions\n\nComment s’inventent des formes théâtrales en prise avec le territoire ? Que met-on dans ce mot « territoire » et comment les artistes s’en emparent-ils ? Comment créer des lieux de rencontre\, des lieux qui laissent place à une approche réinventée du territoire ?\nComment la pratique théâtrale peut-elle agir sur le contexte et comment le contexte peut-il transformer la création ?\nComment un processus de création partagé impliquant des artistes\, des étudiants et des habitants peut-il générer une dynamique de réhabilitation d’un lieu\, d’un quartier\, d’un espace public ?\nInversement\, quelle esthétique est révélée par cette inscription du théâtre dans la ville\, dans des lieux architecturaux spécifiques ? L’impact de la contrainte sur la création (dramaturgie textuelle collective basée sur l’Histoire des lieux\, dramaturgie spatiale fondatrice de la mise en scène) génère-t-elle une autre façon d’écrire\, de jouer ?\nComment inventer une économie transversale à la recherche et à la création\, qui ne soit pas détournée au service d’une économie du « marketing territorial »1 ou de l’évènementiel mais qui permette de prétendre à des financements professionnels ? Comment diffuser une oeuvre in situ sans en perdre la spécificité ? D’autre part\, comment inventer une dramaturgie urbaine\, une façon de raconter qui\, tout en réhabilitant une mémoire et un lieu\, se distingue de la « narrativité »\, fondatrice de la forme collection qu’évoquent Boltanski et Esquerre2 ?\n\nProgramme indicatif\nà la MSH Paris Nord\n9h-9h30 : accueil des participants\n9h30-10h : ouverture théorico-pratique par le collectif GONGLE\n10h-10h30 : Daniel Urrutiaguer\, Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle « La valorisation des actions\nartistiques territorialisées : quelles logiques d’évaluation?” (cadre théorique de l’économie des\nconventions et de la sociologie pragmatique)\n10h30-11h : Discussions \n////PAUSE\n11h30-12h00 : Clément Lavault\, programmateur du Printemps des Rues\, Fédération Nationale des Arts\nde la rue\n12h00-12h30 : Stephane Resche et François Barouch – Compagnie Les Desgrangés\n12h30-13h : Discussions \n////REPAS\n14h00-14h30 : « La co-création à Saint-Denis » : Ségolène Pruvot (Directrice culturelle\, chercheuse\,\nAlternatives Européennes)\n14h30-15h00 : Mélanie Gaillard : L’Espace Imaginaire\, un lieu autre\n15h-15h30 : discussions \n////DÉPLACEMENT\nà l’Espace Imaginaire\n16h-17h : représentation de « Montjoie ! Saint-Denis ! » par HOC MOMENTO \ninformations pratiques\n5 juin 2019\n9h 17h\nà la MSH Paris Nord\n20\, avenue George Sand\n93210 La Plaine Saint-Denis\npuis à l’Espace Imaginaire pour la représentation \nReprésentation de « Montjoie ! Saint-Denis ! » par HOC MOMENTO\nTragi-comédie onirique pour 20 acteurs et un orchestre\nà 20h\nles 1\, 2\, 8\, 9 et 22 juin 2019\nà l’Espace Imaginaire\n12 rue de la Procession\, Saint-Denis\nPrix libre \nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets porté par Louise Roux et Frederico Nepomuceno axe 1 – Industries de la culture et arts et axe 4 – Penser la ville contemporaine
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SUMMARY:Colloque\, Accumuler du capital. Stratégies de profit et politiques de dépossession
DESCRIPTION:L’ampleur des pressions exercées par le capitalisme contemporain sur l’environnement et les populations pourrait laisser penser que ce mode de production ait atteint ses dernières limites. L’épuisement des ressources naturelles\, le réchauffement climatique\, l’accroissement des inégalités au sein des pays occidentaux et entre les régions du monde semblent en passe de menacer le minimum de stabilité sociale et politique nécessaire à l’extraction du profit.\nPourtant\, l’accumulation du capital ne ralentit pas : d’anciennes sources de profit se transforment et de nouvelles émergent qui tirent précisément parti des dérèglements environnementaux et sociaux pour alimenter de nouveaux pôles d’accumulation du capital. \n\nQuels sont les mécanismes économiques et politiques qui expliquent les recompositions contemporaines des pôles d’accumulation et de dépossession du capital ?\nQuelles sont les caractéristiques contemporaines de la fabrique sociale de l’accumulation capitaliste ?\n\nCe colloque international vise à faire dialoguer une nouvelle génération de travaux qui débordent les démarcations disciplinaires et analysent les soubassements institutionnels des nouvelles formes d’extraction et d’accumulation de capital. \n>> télécharger le programme complet des deux jours (pdf) \ncomité d’organisation du colloque\nMarlène Benquet (IRISSO)\, Céline Bessière (IRISSO)\, Théo Bourgeron (Sciences Po)\, Cédric Durand (CEPN)\, Sabine Montagne (IRISSO)\, Paul Lagneau-Ymonet (IRISSO) et Antoine Roger (CED) \ncomité scientifique\nJérôme Bourdieu (PSE)\, Eve Chiapello (CEMS)\, Olivier Godechot (CSO)\, Dominique Méda (IRISSO)\, Thomas Piketty (PSE)\, Andy Smith (CED) \ninformations pratiques\njeudi 6 juin et vendredi 7 juin 2019\nuniversité Paris-Dauphine\nplace du Maréchal de Lattre de Tassigny\, Paris\nmétro Porte Dauphine\, RER Gare Avenue Foch\nde 9h15 à 19h \nGratuit pour tou.te.s\, mais il est obligatoire de s’inscrire pour pouvoir entrer sur le campus en cliquant sur le lien suivant. \n>> Détails complémentaires sur le site de la conférence “Accumuler du capital”  \n>> Pour toutes les questions\, n’hésitez pas à nous contacter : accumulatingcapital@gmail.com \nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets.
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SUMMARY:Séminaire\, « Corps » et sciences sociales 7 juin 2019
DESCRIPTION:Présentation critique d’ouvrages en présence de leurs auteurs\nSéminaire 2018 / 2019\nCe séminaire vise à rendre raison de la floraison saisissante depuis le milieu des années 90 en histoire\, sociologie\, anthropologie\, science politique\, d’ouvrages consacrés aux questions du corps\, de la santé\, de l’administration du vivant. Elle incite à inventorier\, par delà singularités apparentes et spécificités disciplinaires\, les pensés et impensés communs à cette humeur du temps si soucieuse du destin du corps et du biologique. Ce séminaire se tient sous l’égide conjointe de la MSH Paris Nord et de la Fondation MSH-Paris\, et a été intégré dans deux masters de l’EHESS. \n>> télécharger le programme complet (pdf) \n(9). 7 juin 2019 (Panthéon salle 14) : Masculinités / féminités\n– Mélanie Gourarier\, Alpha mâle. Séduire les femmes pour s’apprécier entre hommes\, Paris\, Seuil\, 2017\, 240 p.\n– Raewyn Connell (Meoïn Hadège\, Arthur Vuattoux\, dir.)\, Masculinités. Enjeux sociaux de l’hégémonie\, Paris\, Éditions Amsterdam\, 2014\, 288 p.\nLecteurs : Josselin Tricou\, / Anne Saris \nOrganisatrices scientifiques\nDominique Memmi (directrice de recherche\, sciences sociales\, CNRS)\nGéraldine Aïdan (chargée de recherche CNRS\, CERSA-CNRS\, Paris II-Panthéon –Assas)\nLaurence Brunet (chercheuse associée\, centre “Droit\, sciences et techniques”\, CNRS/Paris I)\n(en collaboration avec Anne-Lise Dall’Agnola\, doctorante\, CSU/ Paris 8)\nannelise.dallagnola@gmail.com \nInformations pratiques\nLes vendredis de 10h à 13h\, entrée libre et gratuite\nSéances 1 à 3 : CNRS\, 59/61 rue Pouchet\, 75017 (M° : Brochant ou Guy Moquet)\nSéances 4 à 9 : À PARTIR DE JANVIER 2019\, LES SÉANCES AURONT LIEU À PARIS II\n12 place du Panthéon\, 75005 (M° : Luxembourg\, Maubert-Mutualité ou Cardinal Lemoine)\nSignalez à l’entrée que vous venez pour le séminaire Corps et sciences sociales\, et prévoyez une carte d’identité.
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SUMMARY:Habiter la transition\, De l’ingénierie du développement durable aux ingénieries de la Transition
DESCRIPTION:Le Réseau Approches Critiques du Développement Durable En partenariat avec l’atelier « Alternatives dans l’habitat » (REHAL) propose une nouvelle journée de l’atelier HABITER LA TRANSITION sur \nDe l’ingénierie du développement durable aux ingénieries de la Transition  \nCoordinateurs de la séance : Guillaume Lacroix et Gilles Debizet \nDans le domaine de la fabrication de la ville et l’aménagement des territoires\, le développement durable est apparu aux acteurs professionnels comme un « nouveau paradigme de la conception urbanistique\, architecturale et constructive » (Biau et Tapie\, 2009\, p. 175)\, qui impose une éthique de l’intérêt général et des principes (transversalité\, intégration\, intérêt général) à traduire dans les pratiques professionnelles. La première opérationnalisation de la ville durable dans les années 1990-2000\, marquée par des postures hétérogènes et critiques des professionnels de la conception (Grudet\, 2012)\, a maintenu les ambiguïtés et contradictions originelles du développement durable (Theys et Emelianoff\, 2001). D’un côté\, la notion est partiellement normalisée\, d’abord réduite à des dispositifs technico-normatifs puis à un système performantiel\, par exemple au traitement des problématiques environnementales à l’échelle du bâti ; de l’autre\, elle entretient un horizon idéal de singularité des contextes locaux\, notamment d’articulation des intérêts\, rationalités et savoirs de chaque territoire (RAMAU\, Debizet et Godier\, 2015). Le travail de traduction\, de diffusion et de légitimation opéré par l’ingénierie concourt à l’appropriation de la durabilité. La singularisation des contextes pourrait constituer une stratégie qui vise à démultiplier la demande d’ingénierie tout en limitant les résistances à la normalisation performantielle. \nEn première approche\, l’ingénierie renvoie à des acteurs spécialisés dans le secteur de la construction (cabinets d’ingénieurs-conseils\, bureaux d’études techniques\, sociétés d’ingénierie). Ces acteurs sont historiquement marqués par une rationalité technico-économique et gestionnaire (Tapie\, 2001) qui reflète l’esprit d’ingénieur fondé sur la « pensée calculatoire et l’éthique économique » (Vatin\, 2008). Le repositionnement de ces acteurs dans de nouvelles fonctions et espaces de la fabrication urbaine contemporaine suggère que leur rationalité se serait diffusée au gré des collaborations avec les élus et services techniques\, les partenaires (financeurs\, concepteurs\, consultants …)\, et avec l’évolution des mots d’ordre (performance\, innovation\, compétitivité\, etc.). On peut ainsi redéfinir l’ingénierie de façon plus ouverte et extensive\, en l’identifiant d’abord à certains acteurs caractérisés par cette rationalité dans la sphère publique (services techniques de collectivités\, d’aménageurs\, etc)\, ensuite à des dispositifs sociotechniques qui incarnent cette rationalité dans l’action interprofessionnelle par son attention au processus (outils d’aide à la décision\, dispositifs participatifs\, modalités de financement\, etc). Dans la fabrique professionnelle de la ville\, l’esprit de l’ingénierie transite via des ingénieries plurielles\, hybrides\, instables et en concurrence permanente pour se légitimer. \nL’apparition de la transition comme extension\, renouvellement ou remplacement du développement durable peut être interrogée sous l’angle de l’opérationnalisation menées ou subies par les ingénieries. Premièrement\, la notion de transition nous alerte quant à l’existence de changements majeurs à venir\, dû initialement à la question énergétique\, mais dont les effets systémiques pourraient être dévastateurs pour l’ensemble de nos sociétés. Elle est à l’origine de la diffusion accélérée du discours sur l’urgence à réagir\, qui a pris forme avec le GIEC sur les questions climatiques\, avec la création du concept d’Anthropocène\, ou encore avec l’émergence de la collapsologie. Deuxièmement\, la notion de transition tente d’incarner les voies possibles pour affronter et surmonter ces changements à venir\, d’où l’importance de notions comme celle de “résilience” et la focalisation accrue sur les enjeux de biodiversité et de circularité. Troisièmement\, la notion renonce à qualifier l’horizon\, elle souligne une transformation\, un processus inévitablement incertain car le dessein n’est lui-même pas défini. \nCette réévaluation des enjeux transforme-t-elle la façon dont les ingénieries se représentent et opérationnalisent la notion de transition\, par rapport à celle de développement durable ? La transition dépasse-t-elle l’apparent paradoxe normalisation performantielle / singularisation contextuelle que creusait l’opérationnalisation de la durabilité ? Pourquoi l’ingénierie ouvre-t-elle de nouveaux champs\, alors même que son champ d’excellence\, notamment sur les questions d’efficacité énergétique des infra et superstructures\, est loin d’être traité et épuisé ? L’essor supposé de l’ingénierie processuelle s’opère-t-il au détriment de l’ingénierie performantielle ou en est-il au contraire le fer de lance trans-professionnel ? \nDeux séries de questions entremêlées peuvent alors être précisées : \n\nRenouvellement et permanence de l’esprit de l’ingénierie par la transition\n\nQuels rôles tiennent les ingénieries dans l’émergence d’une forme ou d’une autre de la transition\, et dans quelles situations (pratiques\, dispositifs\, rhétoriques) cela se manifeste-t-il ? Les rationalités historiques de l’ingénierie sont-elles renforcées ou affaiblies dans l’opérationnalisation actuelle de la transition ? Quels cadrages de la transition conduisent l’ingénierie à renouveler ses ressources cognitives\, expertises\, rhétoriques publiques et territoires d’intervention ? Comment et quelles appropriations de la transition sont négociées avec les autres acteurs de la fabrique urbaine\, qui mobilisent d’autres rationalités) ? \n\nTransformation ou maintien des ambiguïtés de la durabilité avec la transition\n\nEn quoi les appropriations (inter)professionnelle de l’ingénierie transforment-elles les contours de la notion de transition ? Les luttes d’influence et éventuels renouvellements des rationalités de l’ingénierie ont-ils pour effet de redéfinir la notion vers un pôle davantage normalisé ou singularisé ? Les collaborations interprofessionnelles et la confrontation avec les rationalités des autres acteurs aboutissent-elles à maintenir l’appropriation holistique\, transversale\, propre à l’émergence de solutions singulières ? \nProgramme de la journée\nMatinée (9h30 – 12h30) : \nIntroduction de Gilles Debizet et Guillaume Lacroix \n\nGuy Tapie : «Fabrication de la ville “en transition”\, reconfiguration des professions et des dispositifs d’action »\nRémy Petitimbert : « La compensation écologique : l’ingénierie environnementale comme modalité de conciliation »\n\nAprès-midi (14h00 – 17h) : \n\nMorgane Colombert : « “Mieux” planifier\, concevoir\, gérer : quand la transition énergétique et climatique modifie les conditions d’exercice des acteurs de l’aménagement »\n\n\nAurélie Landon : « Innovation sociale et transition : discours et instrumentation d’une ingénierie en émergence »\n\ninformations pratiques\nMardi 11 juin 2019\nde 10h à 17h\nÉcole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette\nEntrée libre (sans inscription) \n>> consulter le site du réseau ACDD https://www.reseaucritiquesdeveloppementdurable.fr/habitats-alternatifs-et-usages-de-la-participation-comparaisons-nords-suds/#
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LOCATION:École Nationale Supérieur d’architecture Paris la Villette\, 144 rue de Flandre\, Paris\, 75019\, France
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SUMMARY:Crossing Sexual Borders
DESCRIPTION:Traverser les frontières sexuelles\, Genre & sexualité en migration\ncolloque en anglais \nColloque international organisé par Eric Fassin & Manuela Salcedo\nSabreen Al’Rassace • Mimi Aum Neko\nDaniel Borrilllo • Anne-Cécile Caseau\nSeba Cesaro • Jennifer Cole\nCalogero Giametta • Shira Havkin • Caroline Ibos\nKira Kosnick • Eithne Luibheid\nHélène Mastowski • Lucas Monteil \nSex has to do with borders. This can involve very different logics. Migration may be the result of intimate relationships\, for example through family reunification. Sex can also make migration possible – in particular in the case of sex work. However\, these two logics are not always so easy to distinguished. For example\, binational marriages are alternately considered as the cause or as the instrument of migration. \nThis is due to the fact that\, conversely\, borders have to do with sex. Migration is sometimes a way to flee from persecution based on sexual or gender identity. Indeed\, States often use sex to define borders\, and accordingly decide whether to let people in\, or keep them out. Forced marriage\, polygamy\, and genital mutilations are used as arguments to open borders to the persons who are recognized as victims\, and close them for those that are held responsible for their plight. \nSex without borders and the borders of sex are thus the two sides of the same coin. This process involves a multiplicity of agents – not only migrants\, but also the various intermediaries\, from judges to activists\, including interpreters. It has consequences on individuals who migrate\, as sexual identity does not exist independent of these power relations: the subjectivation of migrants is thus inseparable from State policies. \nFinally\,the sexualization of migration is both an empirical reality and a symbolic one: sex is also a discourse that produces borders as it draws a line between “us” and “them.” For example\, on the one hand\, “brown women” deserve “our” protection; on the other\, “brown men” can threaten “our” women\, and thus justify closing borders\, as was the case after the Cologne attacks. \nThis conference will not isolate one aspect or another among these diverse issues; on the contrary\, it is intended to make them resonate together. This conference is part of the project on “Gender and Sexuality in Migration\,” and it is supported by the CNRS research center LEGS\, along with the MSH Paris-Nord and the Université Paris 8. \nOrganizers\nÉric Fassin (Paris 8 University\, LEGSManuela\nSalcedo (Défenseur des droits-CNRS\, LEGS) \nOrganizing Committee\nAnne-Cécile Caseau (Paris 8 University\, LEGS)\nSeba Cesaro (Paris 8 University\, LEGS)\nCaroline Ibos (Rennes 2 University\, LEGS)\nLucas Monteil (Paris 8 University\, LEGS) \ninformations pratiques\n13 juin (9h30 – 18h30) et 14 juin (9h30 – 13h30)\nAmphithéâtre\nMaison des Sciences de l’Homme Paris Nord \n>> télécharger le programme complet (pdf) \nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets.
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SUMMARY:Journée d'études\, Des banques culturelles en France
DESCRIPTION:Journée d’études sur le thème des “banques culturelles” organisée par l’association Maisons de la sagesse – Traduire \nLes « banques culturelles » d’Afrique de l’Ouest sont des structures liant activités muséales\, activités économiques et activités sociales dans un espace comprenant un musée\, un centre de micro-crédit et un centre de formation. Initialement créées au Mali pour lutter contre le pillage et le trafic illicite des biens culturels qui sévissaient dans certaines régions du pays\, les banques culturelles sont devenues de véritables structures de conservation et de promotion du patrimoine culturel\, adaptées au contexte africain\, et des centres d’aide à la création d’entreprises génératrices de revenus. \nCette alliance musée et instrument bancaire\, en prise avec la culture et la vie quotidienne des populations locales\, est riche d’interrogations et d’enseignements. Un tel modèle pourrait être une source d’inspiration pour répondre aux besoins de notre société face à la précarité rencontrée par les plus démunis\, les nouveaux arrivants\, et ses conséquences. Pour ces catégories les plus fragiles\, il existerait alors une alternative dynamique et constructive entre exclusion et prise en charge. \nEn regard avec l’expérience des banques culturelles d’Afrique de l’Ouest\, la journée  sera dédiée à l’étude des possibilités d’adaptation ou d’invention d’un modèle “à la française”. Cette journée s’adresse  principalement aux chercheurs\, aux responsables de collectivités locales ou territoriales\,  aux responsables d’associations\, aux représentants de l’économie sociale. \nprogramme\n9h15 – Accueil des participants\n9h30 – 10h30 – Présentation de la journée\nBarbara Cassin : Le cadre des Maisons de la sagesse-traduire\nAldiouma Yattara : Qu’est-ce qu’une banque culturelle ? \n10h45 – 12h – Un changement dans l’idée de banque\nTable ronde : Micro-crédit\, mécénat et banque culturelle : où loger la valeur ? \n12h – 12h30 – Questions\n14h – 15h30 – Un changement dans l’idée de musée\nTable ronde : La culture comme valeur économique : un objet\, un récit\, une performance ? Objets de prix et objets de valeur ? \n15h30 – 16h30 – Discussion\, synthèse de la journée et relevé de décision \ninformations pratiques\nLe nombre de places étant limité\, veuillez confirmer votre présence par mail à : \nmaisonsdelasagessetraduire@gmail.com \n14 juin 2019\nMSH Paris Nord\nde 9h15 à 17h \n>> télécharger le programme complet de la journée (pdf)
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SUMMARY:Séminaire\, Planifier les communs\, 17 juin 2019
DESCRIPTION:Séminaire\, Planifier les communs\, Pratiques\, théories\, projets \nLes expériences de planification « socialiste » du 20e siècle se sont soldées par des échecs. Mais depuis la Grande Récession de 2008\, la planification est de retour. La crise du néolibéralisme laisse entrevoir la possibilité d’autres types d’organisation de l’économie. L’urgence environnementale\, les formes de coordination permises par les nouvelles technologies de l’information\, ont relancé les débats consacrés aux alternatives au marché. \nCe cycle de séminaires entend construire des passerelles entre les travaux sur les communs et la planification. Il s’agit de s’interroger\, dans un cas\, sur la possibilité de penser une montée en généralité au niveau de la totalité sociale et\, dans l’autre\, de se prémunir contre les écueils de la dépossession bureaucratique. \n\nComment articuler ces deux perspectives ?\nLes objets sur lesquelles elles portent sont-ils distincts ?\nÀ quelles conditions la planification pourrait-elle être pensée comme un commun ?\n\nNous discuterons ces questions dans une perspective de théorie sociale mêlant économie\, philosophie et sociologie. \nComité d’organisation\nHannah Bensussan\, Cédric Durand\, Hugo Harari-Kermadec\, Razmig Keucheyan\, Raphaël Porcherot\, Cécilia Rikap \nSéance\n17 juin 2019\nSalle 409 \nDélibérer pour le temps long.\nLe PCC comme empereur collectif\, une réponse à la tragédie des horizons ?\nMichel Aglietta\, CEPII \ninformations pratiques\nSéminaire janvier-juin 2019\nà la MSH Paris Nord\nM° Front Populaire
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SUMMARY:Concerts de l'atelier de composition
DESCRIPTION:Concerts des œuvres des étudiants de l’atelier de composition de l’université Paris 8 dirigé par José Manuel López López en collaboration avec Anne Sèdes\, Alain Bonardi\, et João Svidzinski\, professeurs au département de musique de l’université Paris 8\, CICM / MUSIDANSE. \nLes compositions seront interprétées par l’Ensemble 2e2m :\nIvan Solano\, clarinette\nMarion Lénart\, harpe\nLucas Ounissi\, trombone\nDavid Simpson\, violoncelle \nJeudi 20 juin 2019 à 15h \nAuditorium de la Maison des sciences de l’Homme Paris Nord\n20\, avenue George Sand93210 La Plaine St-Denis\nMétro Ligne 12 station Front Populaire\nsortie n°3 MSH Paris Nord \nVendredi 21 juin 2019 – 19H\nInstitut Cervantes de Paris\n7 rue Quentin Bauchart\n75008 Paris\nMétro Ligne 1 station Georges V \nPièces de Théo Bittler\, Marcelo Bonvicino\, Mochine Bouchaouqi\, Amélie Bouillon\, Nicolas Brochec\, Soraya Chériguène\, Fanny Cotart-Blanco\, Fédussia Crepinor\, Juan Cubaque\, Soufiane Dakki\, Océane Dos Santos\, Rafael Evangelou\, Amine Fadal\, Misaki Goto\, Loïc Goujout\, Paul Goutmann\, Juliette Heath\, Hitomi Kaneko\, Huei-Lan Kuan\, Cristina Papi\, Joris Pillier\, Max Scheer\, Xin Shu\, Ioannis Tziallas\, Maxime Vergnol\, Bo Zhang.
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SUMMARY:Colloque\, Corps\, nouvelles religions et dérives sectaires
DESCRIPTION:Colloque interdisciplinaire\, interinstitutionnel et international\n4e semaine internationale du corps (bw4) \nLe projet scientifique s’organise autour de l’observation en France de l’émergence d’imaginaires nouveaux dans les pratiques corporelles dites alternatives ou non conventionnelles dans le champ des arts du spectacle vivant\, dans celui des pratiques de bien-être et de santé et dans celui de l’éducation physique et du sport : méthodes de préparation et d’entraînement du performeur et de l’acteur\, et du danseur\, danses néo-chamaniques\, feldenkrais\, respiration holotropique\, harmonia thérapie\, yoga\, kalaripayattu\, reiki\, shinrin-yoku… Or\, d’après les observations de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)\, il se constitue autour de ces imaginaires incarnés des communautés susceptibles de dérives sectaires. L’observation et les mesures d’informations prises par l’instance gouvernementale sont nécessaires. Mais comment aborder scientifiquement ce phénomène en tenant compte des biais cognitif\, culturel\, épistémologique et méthodologique des chercheurs\, des malentendus culturels et de l’ethnocentrisme inhérent à l’approche de ces objets ? \nDeux perspectives disciplinaires seront mobilisées au cours du projet : \n\nd’une part l’émersiologie ou écologie corporelle pour l’intérêt qu’elle porte au corps vivant\, expérimenté et vécu\,\nd’autre part l’ethnoscénologie pour ses travaux sur l’ethnocentrisme dans le cadre de ses études interdisciplinaires de l’esthétique des incarnations de l’imaginaire.\n\n>> télécharger le programme des deux journées (pdf) \nPremière journée : lundi 24 juin 2019\nà l’ufr staps de l’université Paris-Descartes\n1 rue Lacretelle 75015 paris \nDeuxième journée : mardi 25 juin 2019\nà la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord\n20 avenue George Sand\n93210 Saint-Denis \nTroisième journée : vendredi 18 octobre 2019\nà la Maison des cultures du monde\nCentre français du patrimoine culturel immatériel \norganisation\n\nStéphane HÉAS\, MCF-HDR\, université de Rennes 2\, SFPS\nPierre PHILIPPE-MEDEN\, Dr.\, université Paris 8\, MSHPN\, SOFETH\n\npartenaires\n\nLaboratoire techniques et enjeux du corps (EA3625)\, Université Paris 5\nScènes du monde\, création\, savoirs critiques (EA1573)\, Université Paris 8\nMaison des Sciences de l’Homme Paris Nord (USR 3258 CNRS UP8 UP13)\nSociété francophone de philosophie du Sport (SFSH)\nSociété française d’ethnoscénologie (SOFETH)\nMaison des cultures du monde – Centre français du patrimoine culturel immatériel (MCM-CFPCI)\n\ninformations\n\n\nLe colloque est ouvert et gratuit\, inscription obligatoire : philippe-meden (at) mshparisnord.fr\nContacts : heas (at) univ-rennes2.fr; pierre.philippe-meden (at) mshparisnord.fr\n\nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets.
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SUMMARY:Les journées de l’atelier des ronds-points
DESCRIPTION:Conter et décrire les expériences de gilets jaunes\nDepuis son commencement\, le mouvement des gilets jaunes s’est construit dans une double dimension : d’une part\, la contestation de la légitimité des élites et des discours qu’elles produisent\, celles-ci incluant les chercheurs ; et d’autre part\, un moment inédit de reprise de la parole des « sans part »\, ceux dont les voix et les actes étaient devenus inaudibles dans ce que nous nommions l’espace démocratique. Ces reprises de paroles ont pris des formes très diverses\, depuis les discussions ordinaires de ronds-points\, en passant par des assemblées\, des débats\, des productions esthétiques\, etc… Depuis le moment du soulèvement\, l’atelier des ronds s’est attaché à observer ce mouvement social et à se départir des catégories réductionnistes\, convenues et erronées du « populisme ».  D’un soulèvement populaire\, construit comme une tentative de survie à la crise sociale et écologique\, mettant en branle des forces hétérogènes\, et parfois contradictoires (mais n’est ce pas le propre des mouvements sociaux ?)\, les Gilets jaunes portent une expérience politique puissante productrice de liens et de sens\, de résonnances\, d’expériences politiques et esthétiques concrètes\, ou pour le dire simplement de savoirs. Essayer de traduire la puissance imaginaire qui a traversé le soulèvement des Gilets Jaunes\, notamment entre novembre 2018 et janvier 2019\, forme l’un des objectifs du débat qui s’est installé entre Gilets jaunes et chercheurs au sein de l’Atelier des ronds points. \nLes journées de l’atelier des ronds-points des 26 et 27 juin 2019 se propose de revenir à la fois sur les travaux d’enquêtes en cours\, mais surtout de faire une large place aux récits et aux pratiques de ceux qui ont construit ce mouvement : les gilets jaunes. Dans une démarche de recherche-action assumant que les acteurs du mouvement sont des producteurs de savoirs\, nous essayerons d’avancer sur les modalités de mise en forme de ces récits. \nL’atelier se tiendra en deux temps. Nous introduirons les journées par une présentation des recherches de ces derniers mois sur les ronds points\, les pratiques d’assemblées\, les associations\, les actions\, la « violence »\, etc… Puis\, nous donnerons la parole aux Gilets jaunes venant de différents horizons\, notamment des mondes ruraux. A partir des expériences et narratifs des Gilets\, Jaunes\, il s’agira de définir des axes transversaux qui pourront dessiner les grandes lignes d’un travail de coécriture. Le 27 juin 2019\, nous poursuivrons l’exploration de thèmes permettant de représenter et donc de construire une histoire du mouvement des gilets jaunes à partir du point de vue des acteurs. Nous travaillerons ensuite à la mise en forme des propositions pour une écriture de ce mouvement social. Nous essayerons d’interroger la forme\, le support\, l’écrit ou les graphies\, permettant aux acteurs de ce mouvement d’engager un travail de réappropriation et de réflexivité d’une histoire toujours en cours. \n>> télécharger le programme (pdf) \nProgramme des journées\n26 juin Matin\n9H00 – 12H30 Retour d’enquêtes \nIntroduction des journées \nEnquête sur l’histoire des ronds-points (esquisse du programme\, à compléter par les collègues chercheurs) \nMaurizio Gribaudi & B. Dumenieux\, L’enquête sur la cartographie historique des ronds points. \nL’observation des ronds points par des Gilets Jaunes – Jean Paul & Patricia (Gilet Jaune de l’ile saint dénis) \nDavid Gaborieau /ANR Worklog – Paris est)  “Gilets Jaunes et logistique : univers croisés”\nEthnographie des ronds-points et des pratiques d’assemblées \nLuc Gwiazdzinski\, Le rond-point de Crolles (Grenoble) \nDes ronds-points à Paris : la manifestation du samedicomme nouvelle forme de mobilisation politique. Ravelli Quentin\, CNRS (CMH) \nLa fin des cabanes. Conflits\, rapports de force et reconfigurations de l’espace militant sur le rond-point de Camon. (Bonin Loïc & Liochon Pauline) \nComment les ronds points sont devenus des places publiques ? Retour à partir d’observation dans l’Oise et en Seine Saint Denis. Benoit Hazard (IIAC) \nOlivier Morin (journaliste) – Le rond-point de loch. (à confirmer) \nTemps d’échange sur l’organisation d’un mouvement social \nAvec des témoignages des groupes de l’Oise\, de la plaine\, plaine\, de l’Ile Saint dénis\, de Pierrefitte sur leurs modalités d’organisation. \n12h30-14h00 Pause Repas\n14h00-17h00 Nos histoires de gilets jaunes ? Les Gilets jaunes : des producteurs de savoirs. \nIntroduction par Hugues Bazin (Réseau national de recherche action – MSH Paris Nord) : « Le tiers espace » des gilets jaunes. \nL’histoire d’un soulèvement racontée par les Gilets Jaunes\n« Comment je suis devenue Gilet Jaune ? » (Témoignage) (Marjory\, collectif Pantin ; Tony gilet jaune du 78)\n« Reprendre la parole avec des posts » ? (A préciser\, Agnès Verdurant) \nL’expérience des ronds-points et des pratiques d’assemblée\n« D’un hiver sur le rond point d’Allones (Beauvais) à l’association collégiale » (Michel\, David\, Coralie)\n* Des femmes sur les ronds-points (Ida Susser\, anthropologue) avec deux femmes gilets jaunes.\n* Sylvestre Meinzer\, poésie des ronds-points et répression des poètes. \nY-a-t-il eu une fraternité des ronds points ?\nPetite histoire d’une banderole ? (Benoit Hazard)\nVincent. Le rond point du bois de lihus.\nDomu & Marco à senlis (sous réserve)\nMaella : les maraudes de Beauvais \n16h00 – 17H00 : temps d’échanges sur le thème :\n« S’associer et composer avec les autres » – Débat entre les gilets jaunes présents\, animé par Raphael Challier (université de Mulhouse) \nDeux sous-thèmes à la discussion :\nLes gilets jaunes : des composites « a partisan » et pourtant hétérogènes.\nComposer avec les gilets jaunes : retour d’expérience ?\nLes Gilets jaunes chez Géodis (Genevilliers) – David et des salariés de géodis\nL’experience d’un soutien des gilets jaunes à une lutte syndicale : les clinalliances (Thierry – et des salariés des clinalliances)\nDes gilets jaunes face à la fermeture d’un hypermarché (Michel Vindeninde) \nJeudi 27 juin 2019\n9h30 – 10h30\nImages en mouvement– Introduction Jean Bernard Ouédraogo\nJean Bernard\, Sylvestre\, Monique\, Arghyro\, \nUn univers sonore & esthetique du mouvement\nBenoit Hazard\nLe groupe du journal « Plein le dos » (Simon Rubert & d’autres)\nÉcrire la ville dans des parcours de Manifestations (Groupe des signataires\,  Sophie Tissier) \nTemps d’échange : Quelles formes pour  investir et se réapproprier les espaces encodés du pouvoir. \n11h00 Pause\n11h30 -12h30 Travaux en petits groupes sur des thèmes définis par l’atelier\n*Reprendre la parole et le contrôle de nos émotions\, « Actions et manifestations »\, « écrire la violence et l’arbitraire » et autres thèmes à définir ensemble :\n* Récit de l’arbitraire (Stéphane Espic)\n*L’abécédaire Gilet Jaunes\n* Projet d’exposition \n12h30 – 14h Repas \n13h30 – 17h\n3e Traces\, griffages et graphismes Jaunes.\n(Atelier pratique d’écriture ou de graphie) \ninformations pratiques\nMercredi 26 et jeudi 27 juin 2019\nLieu : Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord\n20 avenue George Sand\, 93210 St-Denis la Plaine\nMétro Ligne 12 (Front Populaire)\, sortie n°3 \nMercredi 26 juin. Salle panoramique (4e étage)\nJeudi 27 juin 2019. Salle 414 et salle panoramique \n 
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