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SUMMARY:Journée d’étude\, Pouvoir & émotions (visio)
DESCRIPTION:Journée d’étude\nPouvoir & émotions\, Sensibilités\, représentations et gouvernance (France-Espagne\, XVIe-XVIIIe s.)\nDepuis le courant de l’histoire des mentalités\, dans la tradition de l’école des Annales\, de nouvelles perspectives historiographiques se sont ouvertes autour de la question des émotions. Cette thématique rassemble des chercheurs s’intéressant à la place occupée par la dimension affective dans la vie des sociétés mais également dans les rapports de pouvoir et la production/reproduction des inégalités. Sur le plan de l’histoire politique\, l’émotion joue un rôle effectivement majeur en tant que réaction\, stimulus ou lien entre les individus et les groupes sociaux. Des « communautés d’émotion » décrites\, ici ou là\, par les historiens font leur apparition lorsqu’un dirigeant\, une élite ou une institution provoque\, encadre ou\, au contraire\, censure une réaction collective qui\, au-delà de toute orientation idéologique\, identitaire ou genrée\, prend la forme d’une réponse émotionnelle jamais neutre (plaintes\, émeutes\, pamphlets\, chansons\, violences\, etc.). \nDans le contexte de l’époque moderne\, la gestion de l’émotion concerne autant les dirigeants (traditionnellement\, l’impassibilité affichée par les monarques tranche avec l’hybris des tyrans) que ceux qui y sont soumis et qui doivent\, souvent sur commande\, se réjouir (couronnement\, victoire militaire ou mariage) ou se lamenter (défaite\, complot\, assassinat\, décès\, etc.). La société du spectacle\, venue de la Cour\, valorise-t-elle forcément toutes les émotions ou n’opère-t-elle pas un tri entre ce qui peut s’exprimer et se montrer et ce qu’il convient de dissimuler\, d’intérioriser ? L’histoire sensible des monarchies françaises et espagnoles d’Ancien Régime recouvre un vaste panel d’émotions (celles des puissants\, celles de leurs obligés) qui\, parfois\, atteignirent leur paroxysme  à l’occasion de crises majeures. Ainsi\, en marge d’une histoire politique du corps et de ses représentations\, la prise en compte des affects permet une relecture constructive de l’histoire longue des rapports de domination dans les sociétés occidentales. Enfin\, notons que les relations géopolitiques et les échanges culturels franco-hispaniques ont souvent donné lieu à des comparaisons entre deux royaumes longtemps ennemis. Sur le plan des références majeures et des concepts-clé du discours politique\, les legs de l’Antiquité et les mutations de la Renaissance ont souvent rapproché ces deux Etats malgré des tensions et des conflits de part et d’autre des Pyrénées. Sur le plan de l’histoire des émotions\, les discours « identitaires » français et espagnols\, savamment instrumentalisés en période de conflit\, reflètent une lecture « psychologique » figeant deux « Etats »\, voire deux « nations »\, et ramenant des populations très diverses à des stéréotypes affectifs dont témoignent les arts\, les sciences et les lettres. \nCette journée d’étude transpériodique et interdisciplinaire (histoire\, civilisation hispanique\, histoire des arts\, sciences politiques\, etc.) entend interroger les rapports de pouvoir et de domination (sur le plan politique\, économique psychologique ou symbolique) s’inscrivant dans une dimension sensible et s’exprimant par des émotions (adhésion\, résistance\, joie\, tristesse\, amour\, haine\, etc.) individuelles et/ou collectives qui peuvent aussi bien renforcer les structures de décision que les fragiliser en cas de contestation radicale. La représentation (ou la non-représentation) des émotions du pouvoir comme la manipulation des émotions à des fins de pouvoir\, la circulation des émotions entre le pouvoir (roi\, seigneur\, ministre\, valido\, etc.) et le.s public.s dans une interaction non dépourvue d’ambiguïté\, sinon de manipulation\, sont les champs que cette journée d’études internationale entend explorer\, dans le contexte franco-hispanique. Le domaine d’étude visé est l’époque moderne sans pour autant s’interdire d’explorer des repères plus anciens\, dotés d’une valeur exemplaire ou fondatrice. \nprogramme\n9h30 Introduction :\nSarah Pech\, Stanis Perez & Christine Orobitg\nSession de la matinée :\nPrésidence : Pierre CIVIL \n9h45 Nicolas VIDONI\, CRISES\, université Montpellier :\nExprimer l’émotion : construire et agencer un nouvel ordre politique à Montpelier en 1789-1790 \n10h15 Renaud MALAVIALLE\, CHECLA\, Sorbonne Université :\nÉmotion aragonaise et mémoire d’un chroniqueur castillan dans l’Historia de Felipe II\, rey perfecto\, de Luis Cabrera de Córdoba. Une lecture de l’exécution publique du Justicia Mayor d’Aragon à Saragosse (1592) \nPause \n11h Stanis PEREZ\, PLEIADE\, MSH Paris Nord :\nPleurer pour son roi malade : l’annonce de l’opération de Louis XIV (1686) décrite par l’abbé de Choisy \n11h30 Emmanuelle BUVAT\, CHECLA\, Sorbonne Université :\nVers un théâtre des émotions refoulées : stratégie politique et instrumentalisation des processions madrilènes au XVIIe siècle \n12h00 Christine OROBITG\, TELEMME\, université Aix-Marseille :\nTransformation des émotions et mise en scène du pouvoir dans l’Anfiteatro de Felipe IV el Grande (1631) \n12h25 Discussion \n12h40-14h Pause repas \nSession de l’après-midi :\nPrésidence : Christine OROBITG \n14h Audrey BECKER\, CRULH\, université de Lorraine :\nL’empereur en colère dans l’Antiquité tardive. Du discours philosophique à la stratégie de communication politique \n14h30 Julien LE MAUFF\, Sorbonne Université :\nRaison d’État et sentiments princiers : affects et émotions dans les discours de l’exception souveraine à l’âge baroque \nPause \n15h10 Xavier LE PERSON\, Sorbonne Université :\nUn gentilhomme saisi d’émotion devant la Majesté royale ? Autour du silence éloquent de Guillaume de Guitaut\, agent du prince de Condé\, à la veille de l’exécution du traité des Pyrénées (décembre 1659) \n15h35 Pierre CIVIL\, Sorbonne Nouvelle Université :\nLe masque du roi. Portrait et expression du pouvoir dans l’Espagne des XVIe et XVIIe siècles \n16h Sandra MARTINEZ\, CHECLA\, Sorbonne Université :\nÉmotions collectives et individuelles\, lors de l’autodafé madrilène de 1680 d’après José del Olmo dans la Relación histórica del auto general de fe que se celebró en Madrid este año de 1680 \n16h25 Discussion \n16h40 Conclusions :\nStanis Perez \ninformations pratiques\nVendredi 6 novembre 2020\nJournée d’étude uniquement en visio conférence pour obtenir le lien\, contacter Stanis Perez stanis.perez@mshparisnord.fr \nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la Pléiade et de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets.
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SUMMARY:Séminaire\, Glanages\, 6 novembre 2020 (visio)
DESCRIPTION:Récupérer des invendus alimentaires\, cueillir des pissenlits\, grappiller des figues ou ramasser de la ferraille. Autant de pratiques de quête et/ou subsistance qui reposent sur la collecte de ressources biologiques ou matérielles encore non appropriées\, et de manières de les nommer. Comment relire ces pratiques ancestrales dans le cadre du tournant écologique des sciences humaines et sociales ? En quoi ces pratiques de glanage interrogent-elle les manières de concevoir nos relations avec les vivants et ce(ux) qu’on ingère comme nos rapports aux territoires et à la propriété ? Si le droit de glanage est un droit d’usage profondément ancré dans les espaces ruraux depuis plusieurs siècles\, la réflexion contemporaine autour des communs\, notamment en contextes urbains\, propose de nouvelles pistes scientifiques et politiques pour comprendre ce qui se joue dans ces formes alternatives et non-extractivistes de réappropriation des ressources. \nCe séminaire réunira des géographes\, anthropologues\, historiens\, philosophes\, sociologues\, et tou·te·s celles et ceux qui sont intéressé·e·s par une réflexion sur les pratiques de glanages. Il vise à explorer comment elles prennent place dans les marges spatiales et socio-économiques du capitalisme et de la propriété\, ainsi qu’à analyser les conditions d’adaptation\, de négociation et de résistance qu’elles permettent. Au final\, il s’agit d’interroger comment les enjeux socio-écologiques contemporains renouvellent les manières de penser ce mode particulier de quête et de subsistance. \nProgramme\nSéance 2\, vendredi 6 novembre 2020\, de 14h à 17h30\n(Attention\, compte tenu des mesures sanitaires en cours\, le séminaire est maintenu en visio conférence uniquement)\nCueillir en ville\, cueillir aux champs : territoires et pratiques de la cueillette contemporaine \n« Des champs à la ville : cueillir dans des mondes en transition\, l’exemple de la Guyane française »\npar Marc-Alexandre Tareau (anthropologue\, LEEISA) et Lucie DEJOUANET (géographe\, AIHP-GEODE\, Université des Antilles) \n« Cueillir dans les marges urbaines : le cas du Grand Paris »\npar Flaminia Paddeu (Pléiade\, USPN) et Fabien Roussel (Discontinuités\, Université d’Artois) \n« Économies de disettes et glanages dans des mondes perdus. Observations d’un géographe\, de l’Océanie à la Dordogne »\npar Mathias Faurie\, (géographe et cidrier) \n>> visionner la seconde séance\n \ninformations pratiques\n>> lien pour suivre la séance du 6 novembre 2020 (visio Teams) de 14h à 17h30 \nSéminaire organisé par Flaminia Paddeu (MCF\, Université Sorbonne Paris Nord\, Pléïade) et Fabien Roussel (MCF\, Université d’Artois\, Pléïade) \n>> télécharger le programme (pdf) \nPrécédente séance\nSéance 1\,  vendredi 9 octobre 2020\nGénéalogies du glanage\nhttps://www.mshparisnord.fr/event/seminaire-glanages-9-octobre-2020/ \nProchaine séance\nSéance 3\, mardi 1er décembre 2020 (14h-17h30)\nRécupérer les rebuts du capitalisme urbain : (in)formalités\, (in)visibilités\, (dé)placements\nhttps://www.mshparisnord.fr/event/seminaire-glanages-decembre-2020/ \nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets.
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LOCATION:Métro ligne 12 : « Front populaire »\, accessible aux personnes à mobilité réduite
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