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SUMMARY:Journée d'étude | La geste et le geste numériques : pour une gestique de l'homme interfacé
DESCRIPTION:Présentation du vol.15-2026 n°1 de la revue Interfaces numériques\nLe groupe de recherches interdisciplinaires InterGestes (UMR 6266 CNRS IDEES)\, en collaboration avec le Consortium Huma-Num Canevas et le projet OASIS\, organise une journée d’étude à la Maison des Sciences Humaines et sociales Paris Nord afin de présenter les contributions au premier numéro du vol.15-2026 de la revue Interfaces numériques\, codirigé par Peppe Cavallari\, Daiana Dula et Marine Siguier : La geste et le geste numériques. Pour une gestique de l’homme interfacé. \nLes auteur·rices exposeront les contenus principaux de leurs articles\, avant de répondre aux questions des collègues et du public. \nSommaire du numéro\n\nLa gestique de l’homme interfacé : questions et perspectives d’un champ d’études interdisciplinaires.\nPeppe Cavallari (Institut catholique de Paris)\, Daiana Dula (université le Havre Normandie) et Marine Siguier (université Le Havre Normandie)\nDes gestes interfacés aux technométhodes médiatiques. Pour une gestique technocritique de l’homme interfacé.\nEtienne Armand Amato (université Paris-Est Marne-La-Vallée)\nArchitextualiser le geste. Architecture et numérique dans la mutation des régimes de conception.\nHafida Boulekbache-Mazouz (université de Valenciennes)\nLa lecture comme geste : le livre Web contre l’imaginaire platonicien.\nVictor Chaix (université Rouen Normandie)\nParler le robot. Gestique spéculaire des robots d’Enchanted Tools.\nDaiana Dula (université Le Havre Normandie)\nLe design somatique comme dessin conscient du corps. Propositions pédagogiques pour reconfigurer le geste et la gestique du corps numérique\nInès Garmon (CY école de design) et Fabienne Martin-Juchat (université de Grenoble)\nLe geste et son ombre. Médiatisation numérique et écologie du faire céramique sur YouTube.\nFanny Georges (université Sorbonne Nouvelle)\nLa geste typographique et ses traces. Édition moléculaire et agents conversationnels.\nJoël Langonné (université catholique de l’Ouest)\nVitalité numérique de la geste et de sa chanson dans la mobilité quotidienne.\nPatricia Sajous (université Le Havre Normandie)\nZapper\, Surfer\, Scroller : les gestes de l’appropriation numérique.\nLaurent Tessier (Institut catholique de Paris)\nEntretien de Nicole Pignier\, codirectrice de la revue\, avec Arnaud Lévy (cofondateur de l’agence numérique Noesya).\n\nInformations pratiques\n\nlundi 22 juin\, de 10h à 18h\nà la MSH Paris Nord et en ligne à cette adresse\nouvert à tous·tes\n\n>> en savoir plus sur le Consortium Humanum Canevas et le projet OASIS
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LOCATION:MSH Paris Nord\, 20\, avenue George Sand\, La Plaine Saint-Denis\, Métro ligne 12 : « Front populaire »\, accessible aux personnes à mobilité réduite\, 93210\, France
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SUMMARY:Chantier de recherche international | Rire et subversion
DESCRIPTION:Une exploration pluridisciplinaire entre farce\, commedia dell’arte et kyôgen\nCette manifestation scientifique est conçue comme un chantier de recherche articulant étroitement théorie et pratique. Elle se déploie sous la forme d’un temps de travail exploratoire consacré aux enjeux du rire et de la subversion dans trois formes théâtrales traditionnelles : la farce\, la commedia dell’arte et le kyôgen. Deux journées et demie d’atelier de recherche exploratoire (les 22\, 23 et 24 juin)\, ouvertes à une quinzaine d’étudiant·es et de jeunes chercheur·es de l’université Paris 8\, sont dédiées à l’expérimentation et à l’analyse de ces répertoires. Elles seront suivies d’un colloque international organisé les 24 et 25 juin\, permettant de mettre en perspective les travaux menés et d’explorer la problématique sur le plan théorique. Cette manifestation s’inscrit dans le projet-cadre « Dans l’élan du Kyôgen\, vers un rire libérateur : décloisonner les pratiques\, croiser les répertoires\, renouveler les récits »\, lauréat de l’appel à projets « Recherche en théâtre et arts associés » de la DGCA du ministère de la Culture pour la période 2025-2027. \nProblématique du chantier de recherche : Le rire constitue\, dans de nombreuses traditions théâtrales\, bien davantage qu’un simple ressort comique : il est un opérateur critique\, un mode d’intelligibilité du social et un puissant vecteur de subversion symbolique. La farce médiévale et renaissante française\, la commedia dell’arte italienne et le kyôgen japonais\, bien que nés dans des contextes historiques\, culturels et esthétiques distincts\, partagent une même capacité à mettre en crise l’ordre établi par le biais du rire. Le rire y naît moins du texte que de l’énergie du jeu\, de la précision gestuelle\, de la dynamique corporelle et de la tension entre règles strictes et transgressions. En ce sens\, ces théâtres comiques traditionnels constituent des laboratoires privilégiés pour analyser la manière dont le rire opère comme révélateur des mécanismes de pouvoir et comme espace de liberté critique. Pourtant\, si la farce et la commedia dell’arte ont fait l’objet de nombreux travaux en Europe\, le kyôgen demeure relativement peu étudié\, en particulier dans une perspective comparatiste et pratique. Par ailleurs\, les approches contemporaines du jeu de l’acteur en France restent majoritairement centrées sur les textes et le sens discursif\, laissant souvent en retrait la dimension corporelle\, rythmique et énergétique du rire. Dès lors\, la problématique centrale de ce chantier de recherche peut se formuler ainsi : comment le rire\, en tant que pratique incarnée et codifiée\, agit-il comme force subversive dans la farce\, la commedia dell’arte et le kyôgen\, et que produit la mise en friction de ces répertoires sur notre compréhension des rapports de domination\, du jeu de l’acteur et du renouvellement des formes théâtrales contemporaines ? Ainsi\, l’exploration conjointe de ces répertoires ne vise pas seulement à établir des correspondances historiques ou esthétiques\, mais à penser le rire comme un espace commun de résistance\, de circulation des formes et de réinvention des récits\, à l’intersection de la recherche académique\, de la pratique scénique et de la pédagogie. \nProgramme\nVolet 1 : Atelier expérimental\n22 et 23 juin 2026 de 10h à 18h\, à l’université Paris 8 (amphi X) et le 24 juin de 10h à 13h\, à la MSH Paris Nord (auditorium) \nL’atelier s’inscrit pleinement dans la manifestation scientifique conçue comme un véritable chantier de recherche\, où théorie et pratique sont étroitement articulées autour des enjeux du rire et de la subversion dans deux formes théâtrales traditionnelles : le kyôgen et la farce. Les artistes Didier Galas\, Hiroaki Ogasawara et Raphaël Trano proposent\, lors de l’atelier « Rire et subversion : pratique croisée entre farce et kyôgen »\, d’interroger\, par la pratique\, les formes comiques comme lieux de déplacement des normes\, de mise en crise du langage et de subversion des hiérarchies sociales. À partir de textes de Rabelais\, notamment « La rôtisserie du Petit Châtelet » et le « Procès de Baisecul et Humevesne »\, le travail dirigé par Didier Galas explorera les mécanismes comiques fondés sur le renversement des logiques économiques et judiciaires\, ainsi que sur l’absurdité du langage. En montrant qu’on peut payer une odeur par un son ou qu’un verdict incompréhensible satisfait les deux parties d’un procès\, ces scènes mettent en jeu une déstabilisation des systèmes de sens et des cadres rationnels. En écho\, Hiroaki Ogasawara proposera une initiation aux principes du kyôgen\, à travers le travail du chant (utai) et de la danse (komai). Une séquence issue du répertoire du rakugo – dans laquelle un jeune garçon paie aussi l’odeur d’un plat par le son d’une pièce – permettra de mettre en regard les motifs comiques rabelaisiens et japonais\, révélant des structures communes fondées sur le jeu entre visible et invisible\, matière et immatérialité\, corps et langage. L’apport de Raphaël Trano\, spécialiste du nô\, viendra enrichir cette exploration en introduisant une attention particulière à la codification du geste\, à la temporalité et à la présence scénique. La problématique centrale de l’atelier sera ainsi la suivante : comment le rire\, à travers des formes codifiées et culturellement situées\, devient-il un opérateur de déplacement des normes perceptives\, langagières et sociales ? En quoi le travail sur l’odeur\, le son ou l’incompréhensible permet-il de redéfinir les rapports entre corps\, langage et représentation ? À travers des exercices pratiques et des mises en jeu\, les participant·es seront invité·es à expérimenter ces écarts\, à croiser différentes traditions performatives et à explorer le potentiel subversif du comique comme espace de traduction\, de décalage et de transformation. Une restitution de l’atelier est prévue le 24 juin après-midi. \n\nVolet 2 : Colloque international\n24 et 25 juin 2026\, à la MSH Paris Nord (auditorium) \n24 juin 2026 \n\n14 h 15 : Accueil des participant·es\n14 h 30 : Introduction et présentation du chantier de recherche\, Marie Bouhaïk-Gironès (CNRS) et Giulia Filacanapa (université Paris 8)\n\nAxe 1 – Rire\, corps et subversion \nModération : Laëtitia Dumont-Lewi \n\n14 h 45 : La Farce de Maître Mimin qui va à la guerre\, Mario Longtin (university of Western Ontario)\n15 h 15 : Paradoxes sur le farceur : regards croisés sur Le Garçon et l’aveugle (France\, XIIIe s.) et Tsukimi Zatô (Japon\, XIVe s.)\, François Rémond (université Sorbonne Nouvelle)\n15 h 45 : Rabelais\, la farce et le kyôgen\, Didier Galas (comédien\, metteur en scène) en dialogue avec Marie Bouhaïk-Gironès\n16 h 15 : Pause-café\n16 h 30 : Parcours et présentation du projet artistique Dans l’élan du Kyôgen\, vers un rire libérateur\, Raphaël Trano (comédien\, metteur en scène)\n17 h 00 : Restitution de l’atelier Rire et subversion : pratique croisée entre farce et kyôgen\n18 h 00 : Fin de la journée\n\n25 juin 2026 \n\n9 h 30 : Accueil des participant·es\n\nAxe 2 – Transmission\, hybridation et création contemporaine\nModération : Giulia Filacanapa \n\n9 h 45 : La parodie du nô comme ressort d’un comique subversif dans le kyôgen\, Maxime Pierre (université Paris Cité)\n10 h 15 : Il riso tra codificazione e improvvisazione: kyōgen\, Commedia dell’Arte e l’esperienza interculturale dello En-nen Project\, Matteo Casari (université de Bologne)\n11 h 00 : Le pont flottant des songes\, retours sur une aventure théâtrale franco-japonaise\, Marcus Borja (metteur en scène\, PSL-SACRe)\n11 h 30 : Pause-café\n11 h 45 : Corps\, rythme et subversion : le kyôgen face aux pratiques théâtrales codifiées européennes\, Hiroaki Ogasawara (artiste de kyôgen\, école Izumi) en dialogue avec Giulia Filacanapa\n12 h 30 : Pause déjeuner\n\nAxe 3 – Dramaturgies du désordre\nModération : Marie Bouhaïk-Gironès \n\n14 h 30 : Folles paroles et langage spécieux dans le théâtre japonais : réflexions autour de la notion de kyôgen kigo\, Magali Bugne (université libre de Bruxelles)\n15 h 00 : Entrée par le milieu : renouvellement des entrées clownesques dans les pratiques contemporaines\, Violaine Dargent (université Paris 8)\n15 h 30 : Farcir la farce\, jongler avec la jonglerie : Dario Fo et la subversion des genres médiévaux\, Laëtitia Dumont-Lewi (université Lyon 2)\n16 h 00 : Pause-café\n16 h 15 : Table ronde conclusive\, animée par Corinne François-Denève (université Bourgogne Europe)\, avec Marie Bouhaïk-Gironès\, Giulia Filacanapa\, Didier Galas\, Hiroaki Ogasawara et Raphaël Trano\n18 h 00 : Cocktail\n\n\nInformations pratiques\n\ndu 22 au 25 juin 2026\nà l’université Paris 8 et à la MSH Paris Nord\nOrganisatrices : Giulia Filacanapa (université Paris 8) et Marie Bouhaïk-Gironès (CNRS)
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Cette manifestation s’inscrit dans le projet-cadre « Dans l’élan du Kyôgen\, vers un rire libérateur : décloisonner les pratiques\, croiser les répertoires\, renouveler les récits »\, lauréat de l’appel à projets « Recherche en théâtre et arts associés » de la DGCA du ministère de la Culture pour la période 2025-2027. \nProblématique du chantier de recherche : Le rire constitue\, dans de nombreuses traditions théâtrales\, bien davantage qu’un simple ressort comique : il est un opérateur critique\, un mode d’intelligibilité du social et un puissant vecteur de subversion symbolique. La farce médiévale et renaissante française\, la commedia dell’arte italienne et le kyôgen japonais\, bien que nés dans des contextes historiques\, culturels et esthétiques distincts\, partagent une même capacité à mettre en crise l’ordre établi par le biais du rire. 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Dès lors\, la problématique centrale de ce chantier de recherche peut se formuler ainsi : comment le rire\, en tant que pratique incarnée et codifiée\, agit-il comme force subversive dans la farce\, la commedia dell’arte et le kyôgen\, et que produit la mise en friction de ces répertoires sur notre compréhension des rapports de domination\, du jeu de l’acteur et du renouvellement des formes théâtrales contemporaines ? Ainsi\, l’exploration conjointe de ces répertoires ne vise pas seulement à établir des correspondances historiques ou esthétiques\, mais à penser le rire comme un espace commun de résistance\, de circulation des formes et de réinvention des récits\, à l’intersection de la recherche académique\, de la pratique scénique et de la pédagogie. \nProgramme\nVolet 1 : Atelier expérimental\n22 et 23 juin 2026 de 10h à 18h\, à l’université Paris 8 (amphi X) et le 24 juin de 10h à 13h\, à la MSH Paris Nord (auditorium) \nL’atelier s’inscrit pleinement dans la manifestation scientifique conçue comme un véritable chantier de recherche\, où théorie et pratique sont étroitement articulées autour des enjeux du rire et de la subversion dans deux formes théâtrales traditionnelles : le kyôgen et la farce. 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Cette manifestation s’inscrit dans le projet-cadre « Dans l’élan du Kyôgen\, vers un rire libérateur : décloisonner les pratiques\, croiser les répertoires\, renouveler les récits »\, lauréat de l’appel à projets « Recherche en théâtre et arts associés » de la DGCA du ministère de la Culture pour la période 2025-2027. \nProblématique du chantier de recherche : Le rire constitue\, dans de nombreuses traditions théâtrales\, bien davantage qu’un simple ressort comique : il est un opérateur critique\, un mode d’intelligibilité du social et un puissant vecteur de subversion symbolique. La farce médiévale et renaissante française\, la commedia dell’arte italienne et le kyôgen japonais\, bien que nés dans des contextes historiques\, culturels et esthétiques distincts\, partagent une même capacité à mettre en crise l’ordre établi par le biais du rire. Le rire y naît moins du texte que de l’énergie du jeu\, de la précision gestuelle\, de la dynamique corporelle et de la tension entre règles strictes et transgressions. En ce sens\, ces théâtres comiques traditionnels constituent des laboratoires privilégiés pour analyser la manière dont le rire opère comme révélateur des mécanismes de pouvoir et comme espace de liberté critique. Pourtant\, si la farce et la commedia dell’arte ont fait l’objet de nombreux travaux en Europe\, le kyôgen demeure relativement peu étudié\, en particulier dans une perspective comparatiste et pratique. Par ailleurs\, les approches contemporaines du jeu de l’acteur en France restent majoritairement centrées sur les textes et le sens discursif\, laissant souvent en retrait la dimension corporelle\, rythmique et énergétique du rire. Dès lors\, la problématique centrale de ce chantier de recherche peut se formuler ainsi : comment le rire\, en tant que pratique incarnée et codifiée\, agit-il comme force subversive dans la farce\, la commedia dell’arte et le kyôgen\, et que produit la mise en friction de ces répertoires sur notre compréhension des rapports de domination\, du jeu de l’acteur et du renouvellement des formes théâtrales contemporaines ? Ainsi\, l’exploration conjointe de ces répertoires ne vise pas seulement à établir des correspondances historiques ou esthétiques\, mais à penser le rire comme un espace commun de résistance\, de circulation des formes et de réinvention des récits\, à l’intersection de la recherche académique\, de la pratique scénique et de la pédagogie. \nProgramme\nVolet 1 : Atelier expérimental\n22 et 23 juin 2026 de 10h à 18h\, à l’université Paris 8 (amphi X) et le 24 juin de 10h à 13h\, à la MSH Paris Nord (auditorium) \nL’atelier s’inscrit pleinement dans la manifestation scientifique conçue comme un véritable chantier de recherche\, où théorie et pratique sont étroitement articulées autour des enjeux du rire et de la subversion dans deux formes théâtrales traditionnelles : le kyôgen et la farce. Les artistes Didier Galas\, Hiroaki Ogasawara et Raphaël Trano proposent\, lors de l’atelier « Rire et subversion : pratique croisée entre farce et kyôgen »\, d’interroger\, par la pratique\, les formes comiques comme lieux de déplacement des normes\, de mise en crise du langage et de subversion des hiérarchies sociales. À partir de textes de Rabelais\, notamment « La rôtisserie du Petit Châtelet » et le « Procès de Baisecul et Humevesne »\, le travail dirigé par Didier Galas explorera les mécanismes comiques fondés sur le renversement des logiques économiques et judiciaires\, ainsi que sur l’absurdité du langage. En montrant qu’on peut payer une odeur par un son ou qu’un verdict incompréhensible satisfait les deux parties d’un procès\, ces scènes mettent en jeu une déstabilisation des systèmes de sens et des cadres rationnels. En écho\, Hiroaki Ogasawara proposera une initiation aux principes du kyôgen\, à travers le travail du chant (utai) et de la danse (komai). Une séquence issue du répertoire du rakugo – dans laquelle un jeune garçon paie aussi l’odeur d’un plat par le son d’une pièce – permettra de mettre en regard les motifs comiques rabelaisiens et japonais\, révélant des structures communes fondées sur le jeu entre visible et invisible\, matière et immatérialité\, corps et langage. L’apport de Raphaël Trano\, spécialiste du nô\, viendra enrichir cette exploration en introduisant une attention particulière à la codification du geste\, à la temporalité et à la présence scénique. La problématique centrale de l’atelier sera ainsi la suivante : comment le rire\, à travers des formes codifiées et culturellement situées\, devient-il un opérateur de déplacement des normes perceptives\, langagières et sociales ? En quoi le travail sur l’odeur\, le son ou l’incompréhensible permet-il de redéfinir les rapports entre corps\, langage et représentation ? À travers des exercices pratiques et des mises en jeu\, les participant·es seront invité·es à expérimenter ces écarts\, à croiser différentes traditions performatives et à explorer le potentiel subversif du comique comme espace de traduction\, de décalage et de transformation. Une restitution de l’atelier est prévue le 24 juin après-midi. \n\nVolet 2 : Colloque international\n24 et 25 juin 2026\, à la MSH Paris Nord (auditorium) \n24 juin 2026 \n\n14 h 15 : Accueil des participant·es\n14 h 30 : Introduction et présentation du chantier de recherche\, Marie Bouhaïk-Gironès (CNRS) et Giulia Filacanapa (université Paris 8)\n\nAxe 1 – Rire\, corps et subversion \nModération : Laëtitia Dumont-Lewi \n\n14 h 45 : La Farce de Maître Mimin qui va à la guerre\, Mario Longtin (university of Western Ontario)\n15 h 15 : Paradoxes sur le farceur : regards croisés sur Le Garçon et l’aveugle (France\, XIIIe s.) et Tsukimi Zatô (Japon\, XIVe s.)\, François Rémond (université Sorbonne Nouvelle)\n15 h 45 : Rabelais\, la farce et le kyôgen\, Didier Galas (comédien\, metteur en scène) en dialogue avec Marie Bouhaïk-Gironès\n16 h 15 : Pause-café\n16 h 30 : Parcours et présentation du projet artistique Dans l’élan du Kyôgen\, vers un rire libérateur\, Raphaël Trano (comédien\, metteur en scène)\n17 h 00 : Restitution de l’atelier Rire et subversion : pratique croisée entre farce et kyôgen\n18 h 00 : Fin de la journée\n\n25 juin 2026 \n\n9 h 30 : Accueil des participant·es\n\nAxe 2 – Transmission\, hybridation et création contemporaine\nModération : Giulia Filacanapa \n\n9 h 45 : La parodie du nô comme ressort d’un comique subversif dans le kyôgen\, Maxime Pierre (université Paris Cité)\n10 h 15 : Il riso tra codificazione e improvvisazione: kyōgen\, Commedia dell’Arte e l’esperienza interculturale dello En-nen Project\, Matteo Casari (université de Bologne)\n11 h 00 : Le pont flottant des songes\, retours sur une aventure théâtrale franco-japonaise\, Marcus Borja (metteur en scène\, PSL-SACRe)\n11 h 30 : Pause-café\n11 h 45 : Corps\, rythme et subversion : le kyôgen face aux pratiques théâtrales codifiées européennes\, Hiroaki Ogasawara (artiste de kyôgen\, école Izumi) en dialogue avec Giulia Filacanapa\n12 h 30 : Pause déjeuner\n\nAxe 3 – Dramaturgies du désordre\nModération : Marie Bouhaïk-Gironès \n\n14 h 30 : Folles paroles et langage spécieux dans le théâtre japonais : réflexions autour de la notion de kyôgen kigo\, Magali Bugne (université libre de Bruxelles)\n15 h 00 : Entrée par le milieu : renouvellement des entrées clownesques dans les pratiques contemporaines\, Violaine Dargent (université Paris 8)\n15 h 30 : Farcir la farce\, jongler avec la jonglerie : Dario Fo et la subversion des genres médiévaux\, Laëtitia Dumont-Lewi (université Lyon 2)\n16 h 00 : Pause-café\n16 h 15 : Table ronde conclusive\, animée par Corinne François-Denève (université Bourgogne Europe)\, avec Marie Bouhaïk-Gironès\, Giulia Filacanapa\, Didier Galas\, Hiroaki Ogasawara et Raphaël Trano\n18 h 00 : Cocktail\n\n\nInformations pratiques\n\ndu 22 au 25 juin 2026\nà l’université Paris 8 et à la MSH Paris Nord\nOrganisatrices : Giulia Filacanapa (université Paris 8) et Marie Bouhaïk-Gironès (CNRS)
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SUMMARY:Colloque international | Documenter les lieux de la violence
DESCRIPTION:Représentations\, écritures\, images et imagination\nLe colloque international Documenter les lieux de la violence : représentations\, écritures\, images et imagination\, organisé par le Réseau de Recherche sur les Lieux d’Enfermement au Maroc\, le Patrimoine et les Mémoires (2R-LEMPAM)\, propose une réflexion interdisciplinaire sur les manières de documenter les violences politiques\, leurs espaces et leurs mémoires au Maroc et dans d’autres contextes comparatifs. \nRéunissant chercheurs\, artistes et acteurs associatifs\, cette rencontre interroge les défis méthodologiques\, éthiques et épistémologiques liés à l’étude des passés marqués par la violence. Les différentes sessions abordent notamment les héritages coloniaux de l’enfermement\, les années de plomb\, les processus de patrimonialisation\, les écritures testimoniales\, les archives de la justice transitionnelle\, l’effacement des traces et des lieux ainsi que les formes artistiques et visuelles de transmission de la mémoire. \nÀ travers des approches croisées entre sciences sociales\, littérature\, photographie\, cinéma\, bande dessinée et design immersif\, le colloque explore de nouvelles façons de rendre visibles les expériences de la violence\, tout en ouvrant un dialogue entre recherche\, création et engagement citoyen. \n>> accéder au programme en ligne sur le site du Centre Jacques Berque \nProgramme\n>> télécharger le programme complet (pdf) \nJour 1 – Jeudi 25 juin 2026 \n\n9:00 – 09:30 : Accueil-café\n9:30 – 10:00 : Mots de bienvenue et présentation du Réseau 2R-LEMPAM\nAnouk Cohen (Directrice du Centre Jacques Berque)\, Anissa Habane\, Badiha Nahhass\, Zakaria Rhani (projet 2R-LEMPAM)\, Fatna El Bouih (Association Relais Prison) et Karim Rouissi (Association Casamémoire)\n10:00 – 12:00 : Session 1 : Contextualiser et situer\nModératrice : Badiha Nahhass (Professeure-chercheure à l’université Mohammed V de Rabat)\n\nLes lieux de mémoire de la violence : les prisons de Miṣbāḥ et de Lālla Ḥawwāʾ à Marrakech\nSamir Ait Oumghar (Professeur à l’université Cadi Ayyad) et Thomas Reitmaier (Archéologue à l’université de Zurich) \nDu souk au point de passage : la mise en récit d’une géographie cachée de la violence aux frontières des zones française et espagnole du Maroc (1939–1955)\nMohamed Abdelmoumen (Docteur de l’université Abdelmalek Essaâdi) \nScènes du « grand enfermement » colonial. Science et résistance dans les expéditions du Museo Etnológico y Colonial de Barcelone au Protectorat espagnol sur le Maroc\nAlberto Lopez Bargados (Professeur à l’université de Barcelone) et Sarai Martin Lopez (Doctorante à l’université de Barcelone) \nD’un système carcéral à l’autre ? Des lieux et pratiques de l’enfermement colonial à leur transfert au Maroc indépendant\nFrédéric Vairel (Professeur titulaire\, École d’études politiques\, université d’Ottawa\, Canada) \nDiscussion \n\n12:00 – 13:30 : Déjeuner\n13:30 – 17:15 : Session 2 : Dire et écrire\nModératrice : Zoé Carle (Chercheure (IUF\, Paris 8) en accueil au Centre Jacques Berque)\n\nDocumenter les prolongements spatiaux non officiels de la violence politique comme espaces de subalternité sociale dans le roman Le Soleil des obscurs d’Abdelhak Serhane\nHachem Kacimi (Doctorant à l’université Moulay Ismaïl\, Maroc) \nDocumenting the Abject: Atlasiyyat and the Topography of the Gendered Remainder\nChadi Elmtouni (Doctorant à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nPoétique du témoignage dans le texte d’Abderrahim Kamal\nYassir Aboubeker (Doctorant à la faculté polydisciplinaire d’Errachidia) \n\n15:00 – 15:20 : Pause-café\n\nLa prison depuis l’extérieur : écritures féminines et lieux de la violence politique au Maroc pendant les Années de Plomb\nMaria Dolores Lopez Enamorado (Professeure à l’université de Séville) \nTazizawt : lieu de violence coloniale et de mémoire\nLhoussaine Benqasim (Docteur à l’EHESS/LAS- Collège de France) \nDiscussion \n\n16:45 – 17:15 : Présentation du documentaire La récidive d’Abdellatif Taleby (Cinematic storyteller. Cultural Researcher)\n\n\nJour 2 – Vendredi 26 juin 2026 \n\n9:00 – 9:30 : Accueil-café\n9:30 – 11:30 : Session 3 : Archiver et transmettre\nModérateur : Zakaria Rhani (Enseignant-chercheur à l’université Mohammed V de Rabat et chercheur associé au Centre Jacques Berque)\n\nPedagogy as an archive: Violence\, ‘infra-archives’ and the politics of  ‘(counter)memory pedagogy’\nAhmed Kabel (Maître de conférences à l’Université Al Akhawayn\, Maroc) \nArchiver les écrits d’Abraham Serfaty : anonymes\, pseudonyme\, signés\, traductions\nSusan Slyomovics (Professeure à l’université de Californie\, USA) \nThe Unfinished Work of Moroccan Transitional Justice. Archives\, Memory and Musealization Practices in and beyond the IER II\nMartina Biondi (Post-doctorante affiliée à l’université Ca’ Foscari de Venise\, Italie et l’université de Maryland\, USA) \nFaire (sans) archives. Des limites de l’historiographie sur les années de plomb (Maroc)\nWalid Cherqaoui (Doctorant au CNRS/université Paris 8 – France)\, Anouk Cohen (Chargée de recherche au Centre Jacques Berque) et Anissa Habane (Chercheure associée au Centre Jacques Berque\, Maroc) \nWhen Boundaries Blur: Ethics and Reflexivity in Transitional Justice and Memorialization Research\nFadoua Loudiy (Maîtresse de conférences à la Slipper y Rock University of Pennsylvania\, USA) \nDiscussion \n\n11:30 – 11:50 : Pause-café\n11:50 – 13:30 : Session 4 : Situer et définir\nModératrice : Anissa Habane (chercheure associée au Centre Jacques Berque)\n\nLe lieu comme élément constitutif de la violence pénale : qualification juridique\, responsabilité et enjeux de preuve\nNadia Hamouti (Professeure à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah) et Safae El Bakouhi (Doctorante à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nComment documenter les lieux effacés de la violence politique dans le Rif ?\nHajar Raisouni (Journaliste et doctorante à l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) \nLa patrimonialisation des lieux de violence au Maroc : entre mémoire\, oubli et enjeux éducatifs. Le cas de l’ancienne prison secrète de Kalaat M’Gouna\nAtman Aoui (Président de l’Association de la Promotion de la Médiation au Maroc) \nDiscussion \n\n13:30 – 15:00 : Déjeuner\n15:00 – 17:00 : Session 5 : Imaginer et représenter\nModératrice : Anouk Cohen (Chargée de recherche au Centre Jacques Berque)\n\nGraphic Witnessing under Erasure: Torture\, Archive\, and Irony in Abdelaziz Mouride’s On affame bien les rats\nSawsan Malla Hussein (Maîtresse de conférences habilitée à l’université Abdelmalek Essaadi\, Maroc) \nLieux d’enfermement\nFrançois Beaurain (Photographe) \nUn/Making Bare Life: The Bodily Archives of Morocco’s Post 2003 Black Sites\nMohammed-Taha Rouyett (Doctorant à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nDesign immersif et mémoire des violences : reconstituer l’inarchivable dans la Médina de Tunis\nHana Chebi (Maître assistante à l’institut supérieur des arts et métiers de Kairouan\, Tunisie) \nDiscussion \n\n17:00 – 17:30 : Présentation de la bande dessinée L’oiseau de Tazmamart du Collectif ALKHARIQUN\, Ilyass Koundi\, Alexandre Romy\n20:00 : Dîner offert aux intervenants du colloque 2R-LEMPAM\n\n\nJour 3 – Samedi 27 juin \n\nVisite sur le terrain d’anciens lieux d’enfermement à Casablanca co-organisé avec Casamémoire\n\n\nInformations pratiques\n\ndu 25 au 27 juin 2026\nau Centre Jacques Berque\, à Rabat (Maroc)\, et en visio à cette adresse\nouvert à tous·tes\n\nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets annuel.
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LOCATION:Centre Jacques Berque\, 35 avenue Tariq Ibn Ziyad\, Rabat\, 10020\, Morocco
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SUMMARY:Chantier de recherche international | Rire et subversion
DESCRIPTION:Une exploration pluridisciplinaire entre farce\, commedia dell’arte et kyôgen\nCette manifestation scientifique est conçue comme un chantier de recherche articulant étroitement théorie et pratique. Elle se déploie sous la forme d’un temps de travail exploratoire consacré aux enjeux du rire et de la subversion dans trois formes théâtrales traditionnelles : la farce\, la commedia dell’arte et le kyôgen. Deux journées et demie d’atelier de recherche exploratoire (les 22\, 23 et 24 juin)\, ouvertes à une quinzaine d’étudiant·es et de jeunes chercheur·es de l’université Paris 8\, sont dédiées à l’expérimentation et à l’analyse de ces répertoires. Elles seront suivies d’un colloque international organisé les 24 et 25 juin\, permettant de mettre en perspective les travaux menés et d’explorer la problématique sur le plan théorique. Cette manifestation s’inscrit dans le projet-cadre « Dans l’élan du Kyôgen\, vers un rire libérateur : décloisonner les pratiques\, croiser les répertoires\, renouveler les récits »\, lauréat de l’appel à projets « Recherche en théâtre et arts associés » de la DGCA du ministère de la Culture pour la période 2025-2027. \nProblématique du chantier de recherche : Le rire constitue\, dans de nombreuses traditions théâtrales\, bien davantage qu’un simple ressort comique : il est un opérateur critique\, un mode d’intelligibilité du social et un puissant vecteur de subversion symbolique. La farce médiévale et renaissante française\, la commedia dell’arte italienne et le kyôgen japonais\, bien que nés dans des contextes historiques\, culturels et esthétiques distincts\, partagent une même capacité à mettre en crise l’ordre établi par le biais du rire. Le rire y naît moins du texte que de l’énergie du jeu\, de la précision gestuelle\, de la dynamique corporelle et de la tension entre règles strictes et transgressions. En ce sens\, ces théâtres comiques traditionnels constituent des laboratoires privilégiés pour analyser la manière dont le rire opère comme révélateur des mécanismes de pouvoir et comme espace de liberté critique. Pourtant\, si la farce et la commedia dell’arte ont fait l’objet de nombreux travaux en Europe\, le kyôgen demeure relativement peu étudié\, en particulier dans une perspective comparatiste et pratique. Par ailleurs\, les approches contemporaines du jeu de l’acteur en France restent majoritairement centrées sur les textes et le sens discursif\, laissant souvent en retrait la dimension corporelle\, rythmique et énergétique du rire. Dès lors\, la problématique centrale de ce chantier de recherche peut se formuler ainsi : comment le rire\, en tant que pratique incarnée et codifiée\, agit-il comme force subversive dans la farce\, la commedia dell’arte et le kyôgen\, et que produit la mise en friction de ces répertoires sur notre compréhension des rapports de domination\, du jeu de l’acteur et du renouvellement des formes théâtrales contemporaines ? Ainsi\, l’exploration conjointe de ces répertoires ne vise pas seulement à établir des correspondances historiques ou esthétiques\, mais à penser le rire comme un espace commun de résistance\, de circulation des formes et de réinvention des récits\, à l’intersection de la recherche académique\, de la pratique scénique et de la pédagogie. \nProgramme\nVolet 1 : Atelier expérimental\n22 et 23 juin 2026 de 10h à 18h\, à l’université Paris 8 (amphi X) et le 24 juin de 10h à 13h\, à la MSH Paris Nord (auditorium) \nL’atelier s’inscrit pleinement dans la manifestation scientifique conçue comme un véritable chantier de recherche\, où théorie et pratique sont étroitement articulées autour des enjeux du rire et de la subversion dans deux formes théâtrales traditionnelles : le kyôgen et la farce. Les artistes Didier Galas\, Hiroaki Ogasawara et Raphaël Trano proposent\, lors de l’atelier « Rire et subversion : pratique croisée entre farce et kyôgen »\, d’interroger\, par la pratique\, les formes comiques comme lieux de déplacement des normes\, de mise en crise du langage et de subversion des hiérarchies sociales. À partir de textes de Rabelais\, notamment « La rôtisserie du Petit Châtelet » et le « Procès de Baisecul et Humevesne »\, le travail dirigé par Didier Galas explorera les mécanismes comiques fondés sur le renversement des logiques économiques et judiciaires\, ainsi que sur l’absurdité du langage. En montrant qu’on peut payer une odeur par un son ou qu’un verdict incompréhensible satisfait les deux parties d’un procès\, ces scènes mettent en jeu une déstabilisation des systèmes de sens et des cadres rationnels. En écho\, Hiroaki Ogasawara proposera une initiation aux principes du kyôgen\, à travers le travail du chant (utai) et de la danse (komai). Une séquence issue du répertoire du rakugo – dans laquelle un jeune garçon paie aussi l’odeur d’un plat par le son d’une pièce – permettra de mettre en regard les motifs comiques rabelaisiens et japonais\, révélant des structures communes fondées sur le jeu entre visible et invisible\, matière et immatérialité\, corps et langage. L’apport de Raphaël Trano\, spécialiste du nô\, viendra enrichir cette exploration en introduisant une attention particulière à la codification du geste\, à la temporalité et à la présence scénique. La problématique centrale de l’atelier sera ainsi la suivante : comment le rire\, à travers des formes codifiées et culturellement situées\, devient-il un opérateur de déplacement des normes perceptives\, langagières et sociales ? En quoi le travail sur l’odeur\, le son ou l’incompréhensible permet-il de redéfinir les rapports entre corps\, langage et représentation ? À travers des exercices pratiques et des mises en jeu\, les participant·es seront invité·es à expérimenter ces écarts\, à croiser différentes traditions performatives et à explorer le potentiel subversif du comique comme espace de traduction\, de décalage et de transformation. Une restitution de l’atelier est prévue le 24 juin après-midi. \n\nVolet 2 : Colloque international\n24 et 25 juin 2026\, à la MSH Paris Nord (auditorium) \n24 juin 2026 \n\n14 h 15 : Accueil des participant·es\n14 h 30 : Introduction et présentation du chantier de recherche\, Marie Bouhaïk-Gironès (CNRS) et Giulia Filacanapa (université Paris 8)\n\nAxe 1 – Rire\, corps et subversion \nModération : Laëtitia Dumont-Lewi \n\n14 h 45 : La Farce de Maître Mimin qui va à la guerre\, Mario Longtin (university of Western Ontario)\n15 h 15 : Paradoxes sur le farceur : regards croisés sur Le Garçon et l’aveugle (France\, XIIIe s.) et Tsukimi Zatô (Japon\, XIVe s.)\, François Rémond (université Sorbonne Nouvelle)\n15 h 45 : Rabelais\, la farce et le kyôgen\, Didier Galas (comédien\, metteur en scène) en dialogue avec Marie Bouhaïk-Gironès\n16 h 15 : Pause-café\n16 h 30 : Parcours et présentation du projet artistique Dans l’élan du Kyôgen\, vers un rire libérateur\, Raphaël Trano (comédien\, metteur en scène)\n17 h 00 : Restitution de l’atelier Rire et subversion : pratique croisée entre farce et kyôgen\n18 h 00 : Fin de la journée\n\n25 juin 2026 \n\n9 h 30 : Accueil des participant·es\n\nAxe 2 – Transmission\, hybridation et création contemporaine\nModération : Giulia Filacanapa \n\n9 h 45 : La parodie du nô comme ressort d’un comique subversif dans le kyôgen\, Maxime Pierre (université Paris Cité)\n10 h 15 : Il riso tra codificazione e improvvisazione: kyōgen\, Commedia dell’Arte e l’esperienza interculturale dello En-nen Project\, Matteo Casari (université de Bologne)\n11 h 00 : Le pont flottant des songes\, retours sur une aventure théâtrale franco-japonaise\, Marcus Borja (metteur en scène\, PSL-SACRe)\n11 h 30 : Pause-café\n11 h 45 : Corps\, rythme et subversion : le kyôgen face aux pratiques théâtrales codifiées européennes\, Hiroaki Ogasawara (artiste de kyôgen\, école Izumi) en dialogue avec Giulia Filacanapa\n12 h 30 : Pause déjeuner\n\nAxe 3 – Dramaturgies du désordre\nModération : Marie Bouhaïk-Gironès \n\n14 h 30 : Folles paroles et langage spécieux dans le théâtre japonais : réflexions autour de la notion de kyôgen kigo\, Magali Bugne (université libre de Bruxelles)\n15 h 00 : Entrée par le milieu : renouvellement des entrées clownesques dans les pratiques contemporaines\, Violaine Dargent (université Paris 8)\n15 h 30 : Farcir la farce\, jongler avec la jonglerie : Dario Fo et la subversion des genres médiévaux\, Laëtitia Dumont-Lewi (université Lyon 2)\n16 h 00 : Pause-café\n16 h 15 : Table ronde conclusive\, animée par Corinne François-Denève (université Bourgogne Europe)\, avec Marie Bouhaïk-Gironès\, Giulia Filacanapa\, Didier Galas\, Hiroaki Ogasawara et Raphaël Trano\n18 h 00 : Cocktail\n\n\nInformations pratiques\n\ndu 22 au 25 juin 2026\nà l’université Paris 8 et à la MSH Paris Nord\nOrganisatrices : Giulia Filacanapa (université Paris 8) et Marie Bouhaïk-Gironès (CNRS)
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Les différentes sessions abordent notamment les héritages coloniaux de l’enfermement\, les années de plomb\, les processus de patrimonialisation\, les écritures testimoniales\, les archives de la justice transitionnelle\, l’effacement des traces et des lieux ainsi que les formes artistiques et visuelles de transmission de la mémoire. \nÀ travers des approches croisées entre sciences sociales\, littérature\, photographie\, cinéma\, bande dessinée et design immersif\, le colloque explore de nouvelles façons de rendre visibles les expériences de la violence\, tout en ouvrant un dialogue entre recherche\, création et engagement citoyen. \n>> accéder au programme en ligne sur le site du Centre Jacques Berque \nProgramme\n>> télécharger le programme complet (pdf) \nJour 1 – Jeudi 25 juin 2026 \n\n9:00 – 09:30 : Accueil-café\n9:30 – 10:00 : Mots de bienvenue et présentation du Réseau 2R-LEMPAM\nAnouk Cohen (Directrice du Centre Jacques Berque)\, Anissa Habane\, Badiha Nahhass\, Zakaria Rhani (projet 2R-LEMPAM)\, Fatna El Bouih (Association Relais Prison) et Karim Rouissi (Association Casamémoire)\n10:00 – 12:00 : Session 1 : Contextualiser et situer\nModératrice : Badiha Nahhass (Professeure-chercheure à l’université Mohammed V de Rabat)\n\nLes lieux de mémoire de la violence : les prisons de Miṣbāḥ et de Lālla Ḥawwāʾ à Marrakech\nSamir Ait Oumghar (Professeur à l’université Cadi Ayyad) et Thomas Reitmaier (Archéologue à l’université de Zurich) \nDu souk au point de passage : la mise en récit d’une géographie cachée de la violence aux frontières des zones française et espagnole du Maroc (1939–1955)\nMohamed Abdelmoumen (Docteur de l’université Abdelmalek Essaâdi) \nScènes du « grand enfermement » colonial. Science et résistance dans les expéditions du Museo Etnológico y Colonial de Barcelone au Protectorat espagnol sur le Maroc\nAlberto Lopez Bargados (Professeur à l’université de Barcelone) et Sarai Martin Lopez (Doctorante à l’université de Barcelone) \nD’un système carcéral à l’autre ? Des lieux et pratiques de l’enfermement colonial à leur transfert au Maroc indépendant\nFrédéric Vairel (Professeur titulaire\, École d’études politiques\, université d’Ottawa\, Canada) \nDiscussion \n\n12:00 – 13:30 : Déjeuner\n13:30 – 17:15 : Session 2 : Dire et écrire\nModératrice : Zoé Carle (Chercheure (IUF\, Paris 8) en accueil au Centre Jacques Berque)\n\nDocumenter les prolongements spatiaux non officiels de la violence politique comme espaces de subalternité sociale dans le roman Le Soleil des obscurs d’Abdelhak Serhane\nHachem Kacimi (Doctorant à l’université Moulay Ismaïl\, Maroc) \nDocumenting the Abject: Atlasiyyat and the Topography of the Gendered Remainder\nChadi Elmtouni (Doctorant à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nPoétique du témoignage dans le texte d’Abderrahim Kamal\nYassir Aboubeker (Doctorant à la faculté polydisciplinaire d’Errachidia) \n\n15:00 – 15:20 : Pause-café\n\nLa prison depuis l’extérieur : écritures féminines et lieux de la violence politique au Maroc pendant les Années de Plomb\nMaria Dolores Lopez Enamorado (Professeure à l’université de Séville) \nTazizawt : lieu de violence coloniale et de mémoire\nLhoussaine Benqasim (Docteur à l’EHESS/LAS- Collège de France) \nDiscussion \n\n16:45 – 17:15 : Présentation du documentaire La récidive d’Abdellatif Taleby (Cinematic storyteller. Cultural Researcher)\n\n\nJour 2 – Vendredi 26 juin 2026 \n\n9:00 – 9:30 : Accueil-café\n9:30 – 11:30 : Session 3 : Archiver et transmettre\nModérateur : Zakaria Rhani (Enseignant-chercheur à l’université Mohammed V de Rabat et chercheur associé au Centre Jacques Berque)\n\nPedagogy as an archive: Violence\, ‘infra-archives’ and the politics of  ‘(counter)memory pedagogy’\nAhmed Kabel (Maître de conférences à l’Université Al Akhawayn\, Maroc) \nArchiver les écrits d’Abraham Serfaty : anonymes\, pseudonyme\, signés\, traductions\nSusan Slyomovics (Professeure à l’université de Californie\, USA) \nThe Unfinished Work of Moroccan Transitional Justice. Archives\, Memory and Musealization Practices in and beyond the IER II\nMartina Biondi (Post-doctorante affiliée à l’université Ca’ Foscari de Venise\, Italie et l’université de Maryland\, USA) \nFaire (sans) archives. Des limites de l’historiographie sur les années de plomb (Maroc)\nWalid Cherqaoui (Doctorant au CNRS/université Paris 8 – France)\, Anouk Cohen (Chargée de recherche au Centre Jacques Berque) et Anissa Habane (Chercheure associée au Centre Jacques Berque\, Maroc) \nWhen Boundaries Blur: Ethics and Reflexivity in Transitional Justice and Memorialization Research\nFadoua Loudiy (Maîtresse de conférences à la Slipper y Rock University of Pennsylvania\, USA) \nDiscussion \n\n11:30 – 11:50 : Pause-café\n11:50 – 13:30 : Session 4 : Situer et définir\nModératrice : Anissa Habane (chercheure associée au Centre Jacques Berque)\n\nLe lieu comme élément constitutif de la violence pénale : qualification juridique\, responsabilité et enjeux de preuve\nNadia Hamouti (Professeure à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah) et Safae El Bakouhi (Doctorante à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nComment documenter les lieux effacés de la violence politique dans le Rif ?\nHajar Raisouni (Journaliste et doctorante à l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) \nLa patrimonialisation des lieux de violence au Maroc : entre mémoire\, oubli et enjeux éducatifs. Le cas de l’ancienne prison secrète de Kalaat M’Gouna\nAtman Aoui (Président de l’Association de la Promotion de la Médiation au Maroc) \nDiscussion \n\n13:30 – 15:00 : Déjeuner\n15:00 – 17:00 : Session 5 : Imaginer et représenter\nModératrice : Anouk Cohen (Chargée de recherche au Centre Jacques Berque)\n\nGraphic Witnessing under Erasure: Torture\, Archive\, and Irony in Abdelaziz Mouride’s On affame bien les rats\nSawsan Malla Hussein (Maîtresse de conférences habilitée à l’université Abdelmalek Essaadi\, Maroc) \nLieux d’enfermement\nFrançois Beaurain (Photographe) \nUn/Making Bare Life: The Bodily Archives of Morocco’s Post 2003 Black Sites\nMohammed-Taha Rouyett (Doctorant à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nDesign immersif et mémoire des violences : reconstituer l’inarchivable dans la Médina de Tunis\nHana Chebi (Maître assistante à l’institut supérieur des arts et métiers de Kairouan\, Tunisie) \nDiscussion \n\n17:00 – 17:30 : Présentation de la bande dessinée L’oiseau de Tazmamart du Collectif ALKHARIQUN\, Ilyass Koundi\, Alexandre Romy\n20:00 : Dîner offert aux intervenants du colloque 2R-LEMPAM\n\n\nJour 3 – Samedi 27 juin \n\nVisite sur le terrain d’anciens lieux d’enfermement à Casablanca co-organisé avec Casamémoire\n\n\nInformations pratiques\n\ndu 25 au 27 juin 2026\nau Centre Jacques Berque\, à Rabat (Maroc)\, et en visio à cette adresse\nouvert à tous·tes\n\nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets annuel.
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SUMMARY:Séminaire | La « fabrication » de la loi ou l’art de légiférer dans tous ses états
DESCRIPTION:À propos de la réglementation juridique des « JONUM » (jeux à objets numériques monétisables)\nLe législateur français a récemment fait entrer les jeux à objets numériques monétisables dans le paysage des jeux légaux en France à titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024. Il s’agit donc d’une réglementation destinée à promouvoir des jeux dits web 3\, aux interstices des jeux d’argent et de hasard et des jeux vidéo. Compte tenu du processus législatif adopté\, et bien que la loi s’affiche comme étant protecteur\, la loi JONUM n’introduit-elle pas un régime très favorable à un « objet non identifié » dans le cadre juridique des jeux\, traditionnellement imprégné d’un ordre public de protection (santé mentale\, protection des personnes vulnérables\, éducation). \nChaque séminaire\, consacré à une branche du droit\, fait l’objet d’une intervention d’un enseignant·e-chercheur·e. Ce dernier sous le prisme de son expertise porte un regard sur la loi JONUM. Puis\, s’en suit une discussion avec le public en présentiel ou en ligne. \nProgramme\n\n18 février 2026\, de 15h à 17h\ninscription à la séance : https://colloques.dsps.univ-paris13.fr/user/sinscrire/86\n\nJONUM et droit public\navec M. J-J Menuret \nJean-Jacques Menuret est maître de conférences de droit public à l’université Sorbonne Paris Nord\, membre de l’Institut de Droit public\, sciences politiques et sociales (IDPS) et de la MSH Paris Nord. Ses travaux s’intéressent aux mutations du droit public\, et spécialement à la transformation de la production et des producteurs de la norme (État\, administrations\, juridictions\, autorités indépendantes) et à l’apparition et au développement de procédés plus souples qui accompagnent ces changements (régulation\, compliance\, droit souple\, participation). Parmi les plus récents\, plusieurs ont porté sur le phénomène de la compliance qui semble toucher l’ensemble des branches du droit et conduire à une forme de régulation privée\, laissant de côté les autorités publiques normalement compétentes pour édicter la règle de droit. \n\n\n 25 février 2026\, de 14h à 16h\ninscription à la séance : https://colloques.dsps.univ-paris13.fr/user/sinscrire/87\n\nDroit belge\navec M. E. Marique \nÉtienne Marique est magistrat honoraire\, il a dirigé pendant 20 ans la Commission des jeux de hasard en Belgique. Expert du secteur et de la réglementation. \n\n\n18 mars 2026\, de 14h à 16h\n\nJONUM et droit civil\navec Mme. C. Bloud-Rey \n\n\n8 avril 2026\, de 15h à 17h\ninscription à la séance : https://colloques.dsps.univ-paris13.fr/user/sinscrire/91\n\nJONUM et cryptomonnaie\navec Mme M. Boutron-Collinot et Mme A. Riano Saad \n\n\n17 avril 2026\, de 15h à 17h\ninscription à la séance : https://colloques.dsps.univ-paris13.fr/user/sinscrire/92\n\nJONUM et santé\navec Mme S. Sandré \n\n\n20 mai 2026\, de 14h à 16h\n\nJONUM et droit pénal\navec M. S. Husser et Mme O. Bonnard \n\n\n17 juin 2026\, de 15h à 17h\n\nJONUM et enjeux économiques\navec M. Ph. Barbet \n\n\n26 juin 2026\, de 14h à 16h\n\nJONUM et histoire des jeux\navec M S. Martin \n\nInformations pratiques\n\nles 18 et 25 février\, 18 mars\, 8 et 17 avril\, 20 mai\, 17 et 26 juin 2026\nà la MSH Paris Nord\, salle panoramique\, et en visioconférence\nle lien est communiqué avant l’événement\, sur inscription (lien à venir)\nséminaires de recherche ouverts aux enseignant·es-chercheur·es\, aux chercheur·es\, aux doctorant·es\, aux étudiant·es inscrit·es en Master\, aux professionnel·les intéressé·es par les aspects théoriques et pratiques sous l’angle juridique\n\nResponsable scientifique : Céline Bloud-Rey est maître de conférence en droit privé\, membre de l’IRDA (Institut de recherche pour un droit attractif\, EA3970\, USPN)\, co-responsable du thème D Régulations\, financiarisation\, justice de l’axe 3 Transitions\, régulations\, innovations de la MSH Paris Nord\, membre du conseil scientifique du GIS Jeu et Sociétés \nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets annuel.
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LOCATION:MSH Paris Nord\, 20\, avenue George Sand\, La Plaine Saint-Denis\, Métro ligne 12 : « Front populaire »\, accessible aux personnes à mobilité réduite\, 93210\, France
CATEGORIES:Manifestations scientifiques
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SUMMARY:Workshop | Comment se dit la souffrance psychique aujourd’hui ?
DESCRIPTION:Psychanalyse et Sciences Sociales\, regards croisés\nDans notre travail clinique\, nous écoutons la manière dont le sujet exprime sa souffrance\, la comprend et lui donne forme aujourd’hui. En effet\, la façon de structurer la souffrance\, de se la représenter\, de la dire et de lui donner corps\, de formuler une demande varient et changent. Ces transformations\, à la fois dans la forme que prend le symptôme mais aussi dans le rapport que le sujet entretient à celui-ci\, semblent relatives à des mutations collectives historiques et sociales. Certes\, le symptôme est\, du point du vue psychanalytique\, le lieu d’une problématique subjective. Or\, il est également articulé avec le tissu social\, le discours de notre époque et les institutions qui l’accueillent et qui le reconnaissent comme tel. Cela ouvre une nécessité de la création d’un espace d’échange interdisciplinaire qui porte un regard croisé – psychanalyse et sciences sociales – et qui interroge cette jonction du symptôme et du social. Il s’agit de voir et d’analyser comment vie psychique et conditions sociales et historiques convergent pour donner forme à notre manière de structurer la souffrance psychique et de se positionner face au symptôme. Il en va de même avec la conception de la “guérison”\, de la maladie\, de ce que le sujet demande\, de la manière dont il formule sa demande et à qui il la destine. Ces éléments changent en fonction de certains idéaux socialement déterminés\, d’une certaine conception anthropologique\, etc. Il s’agit donc de penser la manière dont le sujet se rapporte à sa souffrance\, la dit et comment ce rapport conditionne sa demande de soin. \nProgramme\n\n3 avril 2026\, à la MSH Paris Nord (salle panoramique)\n\nPremier workshop avec Alain Ehrenberg (Directeur de recherche émérite/Research Senior Fellow emeritus\, CNRS\, CERMES3\, université de Paris-Cité\, EHESS\, INSERM) \n\n\n26 juin 2026\, à la MSH Paris Nord (amphithéâtre)\n\nSecond workshop avec Richard Rechtman (directeur d’études de l’EHESS\, anthropologue\, psychiatre) \n\nInformations pratiques\n\nle vendredi 3 avril et le vendredi 26 juin 2026\, de 14h à 17h\nà la MSH Paris Nord\nouvert aux étudiant·es\, doctorant·es et chercheur·es\n\nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets annuel.
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SUMMARY:Colloque international | Documenter les lieux de la violence
DESCRIPTION:Représentations\, écritures\, images et imagination\nLe colloque international Documenter les lieux de la violence : représentations\, écritures\, images et imagination\, organisé par le Réseau de Recherche sur les Lieux d’Enfermement au Maroc\, le Patrimoine et les Mémoires (2R-LEMPAM)\, propose une réflexion interdisciplinaire sur les manières de documenter les violences politiques\, leurs espaces et leurs mémoires au Maroc et dans d’autres contextes comparatifs. \nRéunissant chercheurs\, artistes et acteurs associatifs\, cette rencontre interroge les défis méthodologiques\, éthiques et épistémologiques liés à l’étude des passés marqués par la violence. Les différentes sessions abordent notamment les héritages coloniaux de l’enfermement\, les années de plomb\, les processus de patrimonialisation\, les écritures testimoniales\, les archives de la justice transitionnelle\, l’effacement des traces et des lieux ainsi que les formes artistiques et visuelles de transmission de la mémoire. \nÀ travers des approches croisées entre sciences sociales\, littérature\, photographie\, cinéma\, bande dessinée et design immersif\, le colloque explore de nouvelles façons de rendre visibles les expériences de la violence\, tout en ouvrant un dialogue entre recherche\, création et engagement citoyen. \n>> accéder au programme en ligne sur le site du Centre Jacques Berque \nProgramme\n>> télécharger le programme complet (pdf) \nJour 1 – Jeudi 25 juin 2026 \n\n9:00 – 09:30 : Accueil-café\n9:30 – 10:00 : Mots de bienvenue et présentation du Réseau 2R-LEMPAM\nAnouk Cohen (Directrice du Centre Jacques Berque)\, Anissa Habane\, Badiha Nahhass\, Zakaria Rhani (projet 2R-LEMPAM)\, Fatna El Bouih (Association Relais Prison) et Karim Rouissi (Association Casamémoire)\n10:00 – 12:00 : Session 1 : Contextualiser et situer\nModératrice : Badiha Nahhass (Professeure-chercheure à l’université Mohammed V de Rabat)\n\nLes lieux de mémoire de la violence : les prisons de Miṣbāḥ et de Lālla Ḥawwāʾ à Marrakech\nSamir Ait Oumghar (Professeur à l’université Cadi Ayyad) et Thomas Reitmaier (Archéologue à l’université de Zurich) \nDu souk au point de passage : la mise en récit d’une géographie cachée de la violence aux frontières des zones française et espagnole du Maroc (1939–1955)\nMohamed Abdelmoumen (Docteur de l’université Abdelmalek Essaâdi) \nScènes du « grand enfermement » colonial. Science et résistance dans les expéditions du Museo Etnológico y Colonial de Barcelone au Protectorat espagnol sur le Maroc\nAlberto Lopez Bargados (Professeur à l’université de Barcelone) et Sarai Martin Lopez (Doctorante à l’université de Barcelone) \nD’un système carcéral à l’autre ? Des lieux et pratiques de l’enfermement colonial à leur transfert au Maroc indépendant\nFrédéric Vairel (Professeur titulaire\, École d’études politiques\, université d’Ottawa\, Canada) \nDiscussion \n\n12:00 – 13:30 : Déjeuner\n13:30 – 17:15 : Session 2 : Dire et écrire\nModératrice : Zoé Carle (Chercheure (IUF\, Paris 8) en accueil au Centre Jacques Berque)\n\nDocumenter les prolongements spatiaux non officiels de la violence politique comme espaces de subalternité sociale dans le roman Le Soleil des obscurs d’Abdelhak Serhane\nHachem Kacimi (Doctorant à l’université Moulay Ismaïl\, Maroc) \nDocumenting the Abject: Atlasiyyat and the Topography of the Gendered Remainder\nChadi Elmtouni (Doctorant à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nPoétique du témoignage dans le texte d’Abderrahim Kamal\nYassir Aboubeker (Doctorant à la faculté polydisciplinaire d’Errachidia) \n\n15:00 – 15:20 : Pause-café\n\nLa prison depuis l’extérieur : écritures féminines et lieux de la violence politique au Maroc pendant les Années de Plomb\nMaria Dolores Lopez Enamorado (Professeure à l’université de Séville) \nTazizawt : lieu de violence coloniale et de mémoire\nLhoussaine Benqasim (Docteur à l’EHESS/LAS- Collège de France) \nDiscussion \n\n16:45 – 17:15 : Présentation du documentaire La récidive d’Abdellatif Taleby (Cinematic storyteller. Cultural Researcher)\n\n\nJour 2 – Vendredi 26 juin 2026 \n\n9:00 – 9:30 : Accueil-café\n9:30 – 11:30 : Session 3 : Archiver et transmettre\nModérateur : Zakaria Rhani (Enseignant-chercheur à l’université Mohammed V de Rabat et chercheur associé au Centre Jacques Berque)\n\nPedagogy as an archive: Violence\, ‘infra-archives’ and the politics of  ‘(counter)memory pedagogy’\nAhmed Kabel (Maître de conférences à l’Université Al Akhawayn\, Maroc) \nArchiver les écrits d’Abraham Serfaty : anonymes\, pseudonyme\, signés\, traductions\nSusan Slyomovics (Professeure à l’université de Californie\, USA) \nThe Unfinished Work of Moroccan Transitional Justice. Archives\, Memory and Musealization Practices in and beyond the IER II\nMartina Biondi (Post-doctorante affiliée à l’université Ca’ Foscari de Venise\, Italie et l’université de Maryland\, USA) \nFaire (sans) archives. Des limites de l’historiographie sur les années de plomb (Maroc)\nWalid Cherqaoui (Doctorant au CNRS/université Paris 8 – France)\, Anouk Cohen (Chargée de recherche au Centre Jacques Berque) et Anissa Habane (Chercheure associée au Centre Jacques Berque\, Maroc) \nWhen Boundaries Blur: Ethics and Reflexivity in Transitional Justice and Memorialization Research\nFadoua Loudiy (Maîtresse de conférences à la Slipper y Rock University of Pennsylvania\, USA) \nDiscussion \n\n11:30 – 11:50 : Pause-café\n11:50 – 13:30 : Session 4 : Situer et définir\nModératrice : Anissa Habane (chercheure associée au Centre Jacques Berque)\n\nLe lieu comme élément constitutif de la violence pénale : qualification juridique\, responsabilité et enjeux de preuve\nNadia Hamouti (Professeure à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah) et Safae El Bakouhi (Doctorante à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nComment documenter les lieux effacés de la violence politique dans le Rif ?\nHajar Raisouni (Journaliste et doctorante à l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) \nLa patrimonialisation des lieux de violence au Maroc : entre mémoire\, oubli et enjeux éducatifs. Le cas de l’ancienne prison secrète de Kalaat M’Gouna\nAtman Aoui (Président de l’Association de la Promotion de la Médiation au Maroc) \nDiscussion \n\n13:30 – 15:00 : Déjeuner\n15:00 – 17:00 : Session 5 : Imaginer et représenter\nModératrice : Anouk Cohen (Chargée de recherche au Centre Jacques Berque)\n\nGraphic Witnessing under Erasure: Torture\, Archive\, and Irony in Abdelaziz Mouride’s On affame bien les rats\nSawsan Malla Hussein (Maîtresse de conférences habilitée à l’université Abdelmalek Essaadi\, Maroc) \nLieux d’enfermement\nFrançois Beaurain (Photographe) \nUn/Making Bare Life: The Bodily Archives of Morocco’s Post 2003 Black Sites\nMohammed-Taha Rouyett (Doctorant à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah\, Maroc) \nDesign immersif et mémoire des violences : reconstituer l’inarchivable dans la Médina de Tunis\nHana Chebi (Maître assistante à l’institut supérieur des arts et métiers de Kairouan\, Tunisie) \nDiscussion \n\n17:00 – 17:30 : Présentation de la bande dessinée L’oiseau de Tazmamart du Collectif ALKHARIQUN\, Ilyass Koundi\, Alexandre Romy\n20:00 : Dîner offert aux intervenants du colloque 2R-LEMPAM\n\n\nJour 3 – Samedi 27 juin \n\nVisite sur le terrain d’anciens lieux d’enfermement à Casablanca co-organisé avec Casamémoire\n\n\nInformations pratiques\n\ndu 25 au 27 juin 2026\nau Centre Jacques Berque\, à Rabat (Maroc)\, et en visio à cette adresse\nouvert à tous·tes\n\nUn projet de recherche qui bénéficie du soutien de la MSH Paris Nord dans le cadre de son appel à projets annuel.
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