Le numéro 39 de la Revue de la régulation est publié dans un contexte géopolitique porteur de crise majeure, non sans lien avec la crise écologique et de nos modes de production, d’échanges et de consommation. L’incertitude proprement radicale sur l’évolution du monde à venir est particulièrement palpable alors que des visées impérialistes s’expriment maintenant ouvertement et sans aucune retenue, portée par des aspirations autocrates assumées publiquement un peu partout. Dans ce contexte, l’analyse économique est peut-être plus difficile que jamais dès lors qu’elle s’attache à identifier les dynamiques des rapports de force, les lignes de conflits et d’intérêts divergents, les institutions et leurs évolutions : autant de facteurs qui peuvent apporter de la stabilité ou, à l’inverse, provoquer des ruptures importantes. Il ne s’agit pas d’interpréter cette difficulté comme la conséquence d’une faillite généralisée de l’analyse mais, au contraire, d’inviter à maintenir les efforts menés pour mettre à jour et comprendre les dynamiques à l’œuvre et même, en termes régulationnistes, pour envisager l’existence d’une « grande crise » en cours.
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