Conseil scientifique de la MSH Paris Nord

Conseil scientifique de la MSH Paris Nord

Le conseil scientifique de la MSH Paris Nord, constitué de personnalités scientifiques, se réunit une fois par an dans ses murs.
Son rôle est de définir la politique générale de la structure, mais aussi d’étudier et valider les projets proposés aux appels à projets annuel.

Manola ANTONIOLI et Alain BERTHO

Co-président.e.s du conseil scientifique

Luis A. ALBORNOZ

Enseignant-chercheur au département Journalisme et communication audiovisuelle de l’Université Carlos III de Madrid (UC3M), Espagne. Chercheur du Conseil national de recherches scientifiques et techniques (CONICET), Argentina. Directeur du groupe de recherche Diversité audiovisuelle (www.diversidadaudiovisual.org) basé à UC3M. Fondateur et ancien président (2007-2013) de l’association scientifique internationale Union latine d’économie politique de l’information, de la communication et de la culture (ULEPICC). Ses travaux portent sur le processus de numérisation des industries culturelles, y compris, au cours des dernières années, la question de la diversité culturelle. Ouvrages récents en coédition avec M.T. García Leiva : El audiovisual en la era digital: políticas y estrategias para la diversidad (Cátedra, 2017) ; Diversidad e industria audiovisual: el desafío cultural del siglo XXI (Fondo de Cultura Económica, 2017) ; et Audiovisual Industries and Diversity Economics and Policies in the Digital Era (Routledge, 2019)

Manola ANTONIOLI

Manola Antonioli est docteure en philosophie et sciences sociales de l’EHESS-Paris et HDR en esthétique (architecture). Elle est actuellement professeure de philosophie à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-La Villette et chercheuse au sein de l’ UMR LAVUE 7218 CNRS. Elle a publié de nombreux articles sur la philosophie de l’architecture et de l’urbain, l’esthétique, la philosophie des techniques, la théorie du design, ainsi que des ouvrages personnels ou collectifs qui se situent dans les mêmes domaines de recherche. Derniers ouvrages publiés (direction ou codirection) : Biomimétisme. Sciences, design et architecture (Paris, Editions Loco, 2017), Machines de guerres urbaines (Paris, Editions Loco, 2015) ; Paysage variations (avec Vincent Jacques et Alain Milon, Paris, Editions Loco, 2014) ; Théories et pratiques écologiques (Nanterre, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2013).

Scarlett BEAUVALET

Scarlett Beauvalet est professeure d’histoire moderne à l’Université de Picardie Jules Verne. Ses travaux portent sur l’histoire de la famille et de la santé. Elle a notamment publié Histoire de la sexualité à l’époque moderne, Paris, Armand Colin, 2010 ; L’horizon méditerranéen 1779-1799. Lettres et journaux de voyage de Louis Marie Auguste d’Estourmel (1754-1814), de l’ordre de Malte(en collaboration avec I. Chave et M. Trévisi), Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2011 ; Destins croisés de deux familles nobles à la fin du xviiie siècle : les d’Estourmel et les La Myre-Mory (en collaboration avec I. Chave et M. Trévisi), Presses Universitaires de Limoges, 2015 ; Le rose et le bleu. La fabrique du féminin et du masculin. Cinq siècles d’histoire (en collaboration avec E. Berthiaud), Paris, Belin, 2016.

Alain BERTHO

Alain Bertho est anthropologue, professeur à l’université de Paris 8. Il a dirigé la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord de 2013 à 2019. Il a présidé la section 20 du CNU de 2011 à 2015 et dirigé l’École doctorale de Sciences sociales de Paris 8 de 2007 à 2013. Il a siégé six ans au bureau du réseau national des MSH où il est aujourd’hui chargé de mission sur la valorisation. Il mène depuis depuis 35 ans des recherches sur les classes populaires urbaines et leurs mobilisations (en France, au Sénégal et au Brésil) dans le cadre de l’Observatoire International des Banlieues et des Périphéries et plus précisément depuis 2005, sur la violence collective et les affrontements civils. Il tient à jour quotidiennement une banque de données sur ces affrontements, disponible en ligne sur son site (berthoalain.com). Il a fondé l’Observatoire Jeunesse Ruptures Remédiation au sein de la MSH Paris Nord. Il anime depuis 2015 une équipe de jeunes chercheurs sur le djihadisme français. Il co-anime avec Benoit Hazard en 2019 “l’Atelier des Ronds Points”, séminaire de recherche participative sur les Gilets jaunes.

2018, The Age of Violence: The Crisis of Policy and the End of Utopia, Verso, London.
2016 Les enfants du chaos, essai sur le temps des martyrs, La Découverte.
2009 Le temps des émeutes, éd. Bayard.
2008, Os outros somos nos, ethnografia politica do presente, Ulbra éd., Porto Alegre.
2008 Nous autres nous-mêmes, éd. Le Croquant.
2003 L’État de guerre, La Dispute.

Stéphane CHAUDIRON

Stéphane Chaudiron est professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lille. Il est membre du laboratoire GERiiCO qu’il a dirigé de 2010 à 2018 et co-directeur de la revue Etudes de communication. Ses travaux portent notamment sur l’apport du web sémantique à la sauvegarde du patrimoine, les systèmes d’organisation des connaissances et les pratiques informationnelles.

Emilie COUNIL

Chargée de recherche à l’INED, UR5 – mortalité, santé et épidémiologie. Chercheuse rattachée à l’IRIS (UMR 8156-997), elle a dirigé pendant plusieurs années une équipe de recherche-action qui cherche à rendre plus visible les liens entre travail et cancer et à faciliter l’accès à la réparation (Giscop93, Université Paris13). Ses recherches portent d’une part sur la façon dont les pratiques et usages de l’épidémiologie peuvent contribuer à la non-émergence de certains problèmes de santé publique, ou à la non-intervention, face à des problèmes bien identifiés tels que les cancers d’origine professionnelle. D’autre part, ses recherches visent à développer des méthodes quantitatives alternatives pour documenter les atteintes à la santé en lien avec le travail et leur stratification sociale sur le temps long.

Nicole GALLANT

Professeure-chercheure titulaire au centre Urbanisation Culture Société de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), Nicole Gallant est directrice de la Revue Jeunes et Société. Directrice sortante de l’Observatoire Jeunes et Société, elle est membre de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ).

Détentrice d’un doctorat (PhD) en Science politique de l’Université Laval (2002), elle a publié dans diverses revues de science politique et de sociologie, ainsi que dans des livres parus chez des éditeurs canadiens, québécois et internationaux. Elle a notamment co-dirigé l’ouvrage Les jeunes et l’action politique aux Presses de l’Université Laval (2016).Elle a aussi contribué à la recherche collaborative, notamment par de nombreux rapports de recherche ou de vulgarisation pour divers partenaires (étatiques, associatifs, philanthropiques). Elle dirige d’ailleurs le Master en Mobilisation et transfert des connaissances de l’INRS.

Ses intérêts de recherche s’articulent autour de la notion de citoyenneté, examinée au prisme travaux empiriques sur les jeunes (sous l’angle de leurs socialisations politiques informelles et en ligne) et sur l’immigration (processus variés d’intégration symbolique, sociale et économique; représentations sociales de l’immigration et de la nation québécoise). Plus largement, ses travaux visent à faire émerger les diversités internes au sein de sous-ensembles de la population, en mobilisant de manière complémentaire les apports des approches tant qualitatives que quantitatives.

Nathalie GAUTHARD

Nathalie Gauthard est ethnoscénologue, professeure des universités en Arts du spectacle et de la scène à l’université d’Artois et présidente de la Société Française d’Ethnoscénologie – SOFETH (agréée ONG pour le PCI par l’UNESCO). Après une formation en lettres modernes à Paris 7 et en études théâtrales à Paris 3, elle s’est orientée et spécialisée en ethnoscénologie avec une thèse de doctorat sous la direction de Jean-Marie Pradier à Paris 8. Ses recherches portaient alors sur l’analyse des processus de composition, de recomposition et d’innovation des rituels tibétains dansés, ‘cham, à destination d’un regard extérieur au sein des communautés tibétaines exilées (Népal, Inde). Après une double qualification au CNU en section 20 (Ethnologie-anthropologie) et 18 (Arts du spectacle), elle a poursuivi ses recherches sur l’analyse des processus de patrimonialisation de l’UNESCO et ses effets sur l’épopée de Gesar de Ling (RPC, Tibet). Outre sa spécialisation sur les pratiques scéniques et performatives asiatiques, elle étudie également les esthétiques et les pratiques carnavalesques. Elle a soutenu une HDR intitulée « Pour une anthropologie des arts vivants et performatifs. Dynamiques esthétiques, sociales et politiques en arts du spectacle » à Paris IV en 2014. Elle poursuit à présent ses recherches sur la circulation, la transmission des savoirs, les processus de patrimonialisation et de revendications identitaires à l’œuvre dans les pratiques scéniques et performatives. Auteure de nombreux articles et de publications scientifiques, elle a été élue dernièrement directrice de publication de la Revue L’Ethnographie. Création, Pratiques, Publics (MSH-PN-USR3258).

Frédéric GILLI

Docteur en économie, ancien élève de l’ENSAE (École nationale de la statistique et de l’administration économique), Frédéric Gilli est lauréat du prix du jeune urbaniste en 2010. Chercheur associé au Centre d’études européennes de Sciences Po, où il enseigne, il est directeur associé de l’agence Grand Public, spécialisée dans l’accompagnement du changement. Il est l’auteur d’articles et ouvrages sur l’organisation des systèmes productifs et la géographie de l’emploi. Il a notamment travaillé sur la géographie des filières industrielles et des chaînes de valeur dans le bassin parisien, sur l’organisation de la métropole parisienne et sur la gouvernance du grand Paris (Paris, métropole hors les murs : aménager et gouverner le Grand Paris, avec Jean-Marc Offner, Presses de Sciences Po, 2009 ; et Une région de projets : l’avenir de Paris, avec Paul Chemetov, La Documentation française, 2006) et réfléchit à la façon de dynamiser les projets économiques et urbains au moyen de processus participatifs plus performants (Territoires et innovation, La Documentation française, 2012). Il est le créateur de la revue en ligne Métropolitiques (https://www.metropolitiques.eu/).

Didier GUEVEL

Doyen honoraire, ancien directeur du département de droit de l’université du Havre, Didier Guével est actuellement professeur de droit privé et sciences criminelles à l’université de Paris 13, membre de l’IRDA (EA 3970). Il est également membre du directoire du DIMé Sciences du texte, connaissances nouvelles – actualités en Humanités numériques (STCN), membre du comité scientifique de la Grande Bibliothèque du Droit, Profesor Honorario de l’Université de Mendoza, membre du Comité d’organisation du Forum annuel de la gouvernance d’Internet (FGI), et membre de la Société de législation comparée. Il est l’auteur d’une thèse de théorie générale du Droit (« Essai sur une tendance contemporaine : la dispersion de la fonction juridictionnelle »), d’un manuel de droit du commerce et des affaires et d’un manuel de droit des successions et des libéralités, deux manuels constamment réédités. Il a publié plus de cent-cinquante articles scientifiques, notamment sur des sujets situés à la frontière du droit civil et du droit commercial. Il a été invité (professeur invité) dans divers pays (Argentine, Canada, Chili, Corée, Grèce, Italie, Japon, Liban, Maroc, Mexique, Pérou, Russie, Ukraine) et a co-organisé de nombreux colloques interdisciplinaires.

Yannick JAFFRE

Yannick Jaffré est anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS UMI 3189 (Environnements, Santé, Sociétés), directeur de recherche à l’EHESS (Centre Norbert Elias) et directeur scientifique du GID-Santé (Groupe Inter-académique pour le Développement de l’Académie des Sciences – Institut de France).

Il a enseigné dans de nombreuses facultés d’Afrique de l’Ouest, participé à divers Conseils Scientifiques d’Institutions comme l’InVS, et a été membre du conseil scientifique du Directeur Général de la Santé et du Ministre de la Santé.

Il a dirigé de nombreux programmes internationaux, collabore avec diverses institutions (UNICEF, UNFPA, OMS, AFD, MdM…) et poursuit des travaux de recherche sur des enjeux de santé publique principalement en Afrique de l’Ouest dans les domaines de la santé maternelle, néonatale et infantile. Ses travaux soulignent les apports pratiques d’une recherche fondamentale orientée vers la résolution des problèmes de santé : analyse des causes de la mortalité maternelle et néonatale, santé de la reproduction, étude sur la qualité de vie des enfants malades et la qualité des soins dans les services de pédiatrie.

Il a écrit divers ouvrages en collaboration – « une médecine inhospitalière », « la construction sociale des maladies », « les maladies de passage » – ou en seule direction – « la bataille des femmes », « enfants et soins en pédiatrie en Afrique » – et de nombreux articles dans diverses revues scientifiques.

Esther JEFFERS

Esther Jeffers est professeure de sciences économiques à l’université de Picardie Jules Verne (UPJV) et membre du Centre de Recherche sur les Institutions, l’Industrie et les Systèmes d’Economie d’Amiens (CRIISEA). Elle est spécialiste d’économie bancaire et financière. Auteure d’articles et co-auteure d’ouvrages sur la monnaie, la politique monétaire, les banques centrales, les banques et le shadow banking. Dernier article paru “Les banques coopératives sont-elles plus résistantes? L’exemple de la crise financière de 2007-2009”, en collaboration avec G. Bazot et O. Ouyahia, Revue d’économie financière, n°134, 2019. Derniers ouvrages collectifs : La Monnaie. Un enjeu politique, les éditions Points-Seuil, 2018 ; Par ici la sortie. Cette crise qui n’en finit pas, Éditions Les liens qui libèrent, 2017. Elle s’intéresse également à l’économie féministe et ses liens avec l’économie politique. Auteure avec C. Brunet d’un article “Gender Gap Evolution in Europe during the Great Recession: an Institutionalist Approach”, Revue de la Régulation, 2019.

Richard KRONLAND-MARTINET

Richard Kronland-Martinet a une formation initiale de physique théorique. Il obtient en 1989 une habilitation à diriger des recherches pour ses travaux sur l’analyse, la synthèse et la transformation des sons sous la direction de J.C. Risset. Il est depuis 1998, directeur de recherche au CNRS où il dirige le laboratoire interdisciplinaire PRISM (Perception, Représentations, Image, Son, Musique). Il est co-responsable du Master interdisciplinaire « Acoustique et Musicologie » d’Aix-Marseille Université.
Son activité scientifique relève des sciences des sons au sens interdisciplinaire du terme. Il a été pionnier dans le développement des méthodes d’analyse par ondelettes et dans leurs utilisations pour l’analyse, la transformation et la synthèse des signaux sonores et musicaux. Son intérêt pour les aspects perceptifs et cognitifs associés aux sons l’ont plus récemment conduit à entreprendre des recherches sur le contrôle intuitif des sons et sur les processus aptes à reproduire des effets perceptifs correspondant à des attributs de haut niveau. L’ensemble de ses travaux a donné lieu à la publication de plus de 250 articles dans des journaux et actes de conférences et à la coédition de 14 ouvrages.
Il est co-inventeur du « Cosmophone », installation brevetée de détection et de restitution sonore 3D des particules cosmiques qui a fait l’objet d’installations muséographiques, artistiques et de nombreux concerts. Le Cosmophone a reçu le prix « Création » de la culture scientifique et technique, décerné par le ministère de l’Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie.

Sébastien LECHEVALIER

Sébastien Lechevalier est directeur d’études à l’EHESS et président de la Fondation France Japon. De 2013 à 2017, il a été directeur du GIS Asie. Économiste de formation, il propose un programme de recherches au carrefour de l’économie politique, de la socio-économie et de l’histoire économique. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’économie japonaise (La grande transformation du capitalisme japonais, 2011 ; Leçons de l’expérience japonaise. Vers une autre politique économique ?, 2016), il a aussi édité plusieurs numéros spéciaux de revue, notamment « Vers un renouveau de l’Etat développeur en Asie ? » (Critique Internationale, 2014) et « Bringing Asia into the Comparative Capitalism Perspective » (Socio Economic Review, 2013). Il est également l’un des fondateurs du réseau de recherches « Capitalismes asiatiques » au sein de SASE (Society for the Advancement of Socio-Economics). Sur la base de l’expérience accumulée sur le cas japonais, il souhaite étendre ses recherches à d’autres formes de capitalisme en Asie tout en procédant à des comparaisons avec l’Europe.

Véronique LUCAS-GRABRIELLI

Véronique Lucas-Gabrielli est géographe et directrice de recherche à l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES). Ses recherches portent sur l’organisation spatiale du système de soins et l’analyse sociale et spatiale du recours aux soins. Elle est membre de plusieurs organisations scientifiques dont le Collège international des sciences territoriales et le Comité national français de géographie dont elle est secrétaire de la commission « géographie de la santé ». Elle fait également partie de plusieurs groupes de travail institutionnels (de l’assurance Maladie et du Ministère de la santé) portant sur l’accès aux soins.

Bertrand MULLER

Bertrand Muller est directeur de recherche, CNRS, membre du centre Maurice Halbwachs. Ses recherches portent sur la socio-histoire des sciences sociales, les archives de la recherche, la socio-histoire des pratiques documentaires. En 2012, il a remis au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, un rapport intitulé « Archiver les sciences humaines sociales. Informations, positions de problèmes et propositions » qui a posé les jalons de l’archivage actuel des données de la recherche. Il coordonne le projet ANR « HyperOtlet, Documenter la documentation : une tradition européenne francophone », 2017-2020.
>> présentation de l’ANR HyperOtlet

Antoine PÉCOUD

Professeur de sociologie à l’université Paris 13. Il est titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale de l’université d’Oxford. De 2003 à 2012, il a travaillé au sein du programme de l’UNESCO sur les migrations internationales. Il enseigne également à l’École d’affaires internationales de Sciences Po. Ses recherches portent sur les dynamiques migratoires et les politiques publiques en la matière.

Anne RASMUSSEN

Directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), elle dirige actuellement le Centre Alexandre Koyré – Histoire des sciences et des techniques (UMR 8560). Historienne, ses publications relèvent de l’histoire sociale et culturelle des savoirs aux XIXe et XXe siècles, en particulier dans le domaine de la biomédecine et de la santé. Elle dirige des travaux d’étudiants dans le cadre de sa direction d’études à l’EHESS intitulée « Sciences, médecine et territoires : une histoire sociale et politique, XIXe-XXIe siècles », où ses recherches récentes portent sur les relations entre médecine des populations, guerre et frontières sanitaires.

Elle est membre du Comité directeur du Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre, Fellow de l’Institut Convergences Migrations, membre associée au groupe de recherche ESOPP, Etudes sociales et politiques des populations, de la protection sociale et de la santé (Centre de recherches historiques, UMR 8558). Elle dirige la revue d’histoire Le Mouvement social, et est membre de la rédaction de la revue Mil neuf cent. Revue d’histoire intellectuelle.

Parution prochaine : La Grande Guerre prophylactique. Armée, santé, citoyenneté, 1900-1920, Les Belles Lettres.

Anne RAULIN

Anne Raulin est professeure à l’Université Paris Nanterre et membre du Sophiapol. Elle a obtenu un Ph. D. en anthropologie à la New School for Social Research (New York) avant de devenir maîtresse de conférences à l’université Paris-Descartes. Spécialiste d’anthropologie urbaine, elle s’est d’abord attachée à étudier les formes de l’intégration du temps dans l’espace (A. Raulin, Manhattan ou la mémoire insulaire, 1997), puis à dégager le rôle des minorités urbaines dans la construction  symbolique des villes cosmopolites, en particulier à Paris (A. Raulin, L’ethnique est quotidien. Diasporas, marchés et cultures métropolitaines, 2000). Elle s’est ensuite consacrée à saisir les formes de résilience morale à New York à la suite des attentats du 11 septembre 2001, dans le cadre d’une recherche collective transnationale cherchant à inaugurer de nouvelles méthodologies (A. Raulin et S.C. Rogers, Parallaxes transatlantiques. Vers une anthropologie réciproque, 2012). Elle poursuit cette recherche sur d’autres sites victimes de destruction urbaine, en particulier à Coventry (Angleterre). La question du rapport entre individu et société, à replacer dans celle des rapports de domination, a fait l’objet d’un ouvrage Les traces psychiques de la domination, 2016, sollicitant sciences sociales et psychanalyse, en regard de l’œuvre d’Abram Kardiner. Elle a en outre publié différents travaux sur les auteurs suivants : Lewis Henry Morgan, Henri Lefebvre, Simone de Beauvoir, Margaret Mead et Colette Pétonnet. Elle a été membre du Comité national du Cnrs (Section 38 Anthropologie) et de l’European Research Council. Elle est actuellement présidente de l’association professionnelle AnthropoVilles.

Francine SAILLANT

Professeure émérite au Département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec, Canada) et directrice sortante du CÉLAT, Centre de recherche sur les arts, cultures, et sociétés (2009-2015). Francine Saillant a été directrice de la revue Anthropologie et Sociétés durant dix ans (2000-2010). Elle a publié seule ou en collaboration près d’une trentaine d’ouvrages sur divers thèmes de l’anthropologie, comme Identités et handicaps (Karthala, 2007), Le mouvement noir au Brésil (Academia, 2014) et Droits et cultures en mouvements (PUL, 2012), Pluralité et vivre ensemble (PUL, 2015), Diversity, Dialog, Sharing (Unesco, 2017). Spécialiste de l’anthropologie des droits humains, elle mène des recherches sur les discriminations. Elle s’intéresse aux divers usages et interprétations qui sont faites des notions de justice et de droits, et de façon plus générale à la vie sociale des droits. Ses intérêts s’étendent aussi aux domaines de l’interculturalité et des usages de l’art dans les sciences humaines et sociales. Elle est membre de plusieurs réseaux de recherche nationaux et internationaux. Elle collabore enfin à diverses organisations de la société civile en lien avec les questions de dialogue interculturel et de reconnaissance. Elle est membre de plusieurs organisations scientifiques prestigieuses dont la Société royale du Canada et membre émérite de la Société canadienne d’anthropologie/Canadian Society of Anthropology. Elle participe aux travaux du comité de la Décennie internationale du rapprochement des cultures de l’Unesco.

Geneviève SCHMEDER

Agrégée de l’université et professeur des universités au Conservatoire national des arts et métiers, Geneviève Schmeder a étudié l’économie et les sciences politiques à Paris I, obtenu un doctorat à l’université de Strasbourg et une HDR à Paris-Dauphine. Après avoir travaillé à la direction de la science, de la technologie et de l’industrie de l’OCDE, au Science Policy Research Unit de l’université du Sussex et au ministère de l’Industrie, elle a enseigné à l’École polytechnique, à Science Po et dans plusieurs universités françaises et étrangères. Spécialiste des questions de technologie et de sécurité, consultante auprès de diverses organisations européennes et internationales, elle est chercheure associée à la London school of Economics, membre du conseil d’administration du Campus Condorcet et du comité de rédaction de la revue FUTURIBLES.

Philippe STEINER

Ancien élève de l’École normale supérieure de Cachan, économiste et sociologue, Philippe Steiner est professeur de sociologie à l’Université Paris-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. Ses travaux portent sur l’histoire des sciences sociales et la sociologie économique. Il a notamment publié : La transplantation d’organes : un commerce nouveau entre les êtres humains (Gallimard, 2010), Durkheim and the Birth of Economic Sociology (Princeton university press, 2011) et Les rémunérations obscènes (La Découverte, 2011).

Caroline TRAUBE

Caroline Traube est professeure agrégée (acoustique musicale, psychoacoustique et musicologie numérique) à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Diplômée en technologies de la musique (PhD, Université McGill), en génie électrique appliqué à la musique (Eng., CCRMA, Université Stanford, États-Unis) et aux télécommunications (Ir. Faculté  Polytechnique de Mons, Belgique), elle a aussi étudié le piano et composition électroacoustique. Elle est membre active de trois centres de recherche en musique basés à Montréal : l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM), comme membre du comité scientifique, le Centre interdisciplinaire de recherche en musique, médias et technologie (CIRMMT), y codirigeant l’axe de recherche « Cognition, perception and mouvement » et le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS). Elle porte un intérêt particulier à la mise en œuvre de l’interdisciplinarité et à l’intersectorialité en sciences et technologies de la musique, et au transfert des connaissances entre les milieux scientifiques et artistiques. Elle travaille ainsi au développement d’une musicologie interdisciplinaire et expérimentale adaptée à l’étude des pratiques musicales en partant du savoir expérientiel des musiciens. Au sein du Laboratoire de recherche sur le geste musicien qu’elle dirige, ses recherches actuelles se consacrent au phénomène de la production et de la perception multimodale du timbre instrumental ainsi qu’à l’orchestration et sa réalisation par les interprètes. Elle est membre du partenariat de recherche international ACTOR (Analysis, Creation and Teaching of ORchestation), du réseau international Épistémuse et du Conseil d’administration de l’Association francophone d’informatique musicale (AFIM). À la Faculté de musique de l’Université de Montréal, elle a occupé le poste de vice-doyenne pour le secteur des études en composition et création sonore et pour le développement des partenariats stratégiques. Elle a contribué à la mise sur pied de nombreux programmes d’études, notamment dans le domaine des musiques numériques et de la composition pour l’écran.

Alain VAGUET

Maitre de Conférences habilité au Département de Géographie de l’Université de Rouen (Normandie, France), responsable de l’axe Santé-Risque du Laboratoire UMR/CNRS/IDEES-6266 (2000-2014). Actuellement président de la commission Santé du Comité National Français de Géographie (CNFG) et anciennement président du jury de la Conférence Régionale de la Santé (DRASS). Spécialisé depuis sa thèse (1986) sur les faits de santé en Asie du Sud, il a codirigé plusieurs ouvrages dont Essays on space and population in India (Institut Français de Pondichéry, 2000), des n° spéciaux de la revue Espace, Populations, Sociétés et co-encadré de nombreuses thèses, résumées dans « Indian health landscapes under globalization » (Edit. Manohar, 2009). Plus récemment, il a collaboré à des projets avec l’Institut Pasteur (Paris) sur les fièvres de dengue dans deux environnements métropolitains d’Asie (ANR AEDESS et FP7 DENFREE). Suite à des premières recherches sur Frontière/Santé, à l’Université de Lille (1992-96) et à la faveur de son habilitation : « Global drugscapes » (2014), il a publié sur les liens mondialisation/santé, dont témoigne un n° spécial : « (Géo) Politique et santé », de la revue L’Espace Politique n°2, 2015. En parallèle et en partenariat avec des collègues anglophones, il a rassemblé un petit groupe de chercheurs de plusieurs disciplines dans un projet : les lieux de soins sont-ils des lieux de santé ? (LiSoLiSa.org).

Carlo VERCELLONE

Carlo Vercellone est docteur et HDR en sciences économiques. Il est actuellement professeur des universités à l’UFR Culture & communication de l’Université de Paris 8 Vincennes-Saint Denis. Membre du Centre d’Études sur les Médias et l’Internationalisation (CEMTI), il est également chercheur associé au laboratoire Sophiapol et chercheur invité au Centre d’Economie de la Sorbonne (CES-CNRS). Il a publié de nombreux articles ainsi que des ouvrages personnels ou collectifs sur les thématiques du capitalisme cognitif, l’économie de la connaissance et du numérique, les mutations du travail et des modèles productifs, l’économie politique des communs et la problématique du revenu social garanti. Il a été responsable scientifique pour le CES des projets européens de recherche D-CENT (Decentralised Citizens Engagement Technologies for direct democracy and economic empowerment) et DECODE (Decentralised Citizens Owned Data Ecosystem).

Derniers ouvrages publiés : Il comune come modo di produzione. Per una critica dell’economia política dei beni comuni, Ombre Corte, Verona, 2017 (en collaboration avec F. Brancaccio, A. Giuliani, P. Vattimo) ; Cognitive Capitalism, Welfare and Labour – Routledge, London and New York, 2019 (en collaboration avec A. Giuliani, A Fumagalli, S. Lucarelli).

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