Cette livraison de SociologieS inaugure une nouvelle rubrique « Conversation », qui entend donner la parole, sous une forme moins conventionnelle, à des chercheur·es contribuant ou ayant contribué à faire émerger dans le champ de la sociologie francophone de nouveaux objets ou de nouvelles approches. Le premier opus est consacré à un collectif de jeunes chercheur·es français·es : RÂGE, proposant de penser l’âge comme un rapport social – à l’instar de la classe ou du sexe tels que problématisés par la sociologie matérialiste.
La Rubrique « Grands Résumés » présente, quant à elle, deux ouvrages importants revisitant les lectures durkheimiennes de l’attachement social pour l’un, et les contours des nouvelles normes de civilité sexuelle pour l’autre.
Le « Débat » sur les enjeux des sciences sociales en Afrique se poursuit avec la publication de deux contributions de Fatoumata Hane et de Kamel Chachoua.
La rubrique « Premiers textes » n’est pas en reste avec trois articles qui manifestent le dynamisme des jeunes chercheur·es. Gabriel Valente s’est penché sur l’apport comparé de la sociologie critique et de la sociologie de la critique aux études en sociologie de l’éducation et souligne leur apport différencié, mais qu’il est néanmoins possible de penser comme complémentaire pour appréhender la complexité de l’action enseignante. Antoine Sansonnens, quant à lui, a analysé l’intervention des praticiens sociaux en charge d’insérer professionnels les jeunes souffrant de troubles mentaux. Enfin, Tony Orival a examiné comment on devient start-uppeur dans le champ de la HealthTech et comment se concrétise le processus d’innovation.
La rubrique « Théories et recherches » continue à labourer le champ des préoccupations sociales contemporaines, avec dans cette livraison, les résultats de recherches sur la protection de l’environnement et les violences sexuelles sur mineur·es.
Enfin, « Découvertes/Redécouvertes » offre un morceau de chance, littéralement, puisque cette rubrique publie dans sa version en français un article audacieux de Michaël Sauder, « Une sociologie de la chance », qui propose rien moins que d’introduire la chance dans le glossaire non seulement des objets d’étude mais aussi des variables explicatives de la sociologie.
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