Dé-libérer le travail

Dé-libérer le travail. Démocratie et temporalités au coeur des enjeux de santé au travail de Claire Edey Gamassou, Arnaud Mias (coordination).

Le temps d’une recomposition profonde des conditions de travail est-il venu ? La crise sanitaire et les mesures qui se succèdent pour y faire face mettent en relief le rôle des frontières sociales, spatiales et temporelles dans l’organisation de l’économie et questionnent le fonctionnement des régimes démocratiques. Ils donnent une visibilité à l’ampleur des inégalités mais aussi à l’importance vitale de certains métiers souvent peu valorisés voire méprisés. Le tableau est sombre mais les expériences de transformation du travail aident à resserrer l’attention sur l’essentiel : une libération réelle du travail, qui nécessite un cadre collectif et la possibilité de délibérer régulièrement, voire d’intervenir dans la gouvernance. Lucide dans le diagnostic du réel, ambitieux dans l’affirmation du désirable : voici le parti-pris de cet ouvrage collectif qui procède de la conviction que la rigueur scientifique peut être mise au service de la transformation du réel, parti-pris qui caractérise l’expérience interdisciplinaire du Groupe d’études sur le travail et la santé au travail (Gestes), Groupement d’Intérêt Scientifique soutenu par le CNRS. Affirmant cette nécessité d’une dé-libération du travail, tout autant que les ambivalences et l’incertitude qui entourent un tel projet de transformation économique et sociale, le présent ouvrage rassemble vingt contributions endossant des perspectives disciplinaires, théoriques et méthodologiques diverses.

La première partie de l’ouvrage aborde la question des effets des nouvelles formes d’organisation temporelle du travail, notamment pour les femmes. La deuxième partie de l’ouvrage, tout en explorant le contenu du travail, met en évidence les liens entre conditions d’emploi et conditions de travail, notamment en faisant apparaître la façon dont le statut d’emploi affecte la frontière entre travail et hors-travail. La troisième partie porte sur des formes « alternatives » d’organisation du travail réputées plus ouvertes à l’expression des salariés et questionne leur portée. La quatrième partie de l’ouvrage déplace le regard vers les dispositifs, managériaux ou légaux, qui sont censés favoriser la délibération sur le travail.

Cet ouvrage fait suite au colloque interdisciplinaire et international qui s’est tenu à la MSH Paris Nord les 21 et 22 novembre 2019
>> consulter la présentation du colloque
https://www.mshparisnord.fr/event/colloque-international-et-interdisciplinaire-de-liberer-le-travail/

>> consulter le livre sur le site de l’éditeur
https://www.teseopress.com/delibererletravail/

>> recension rédigée par Marie-Benedetto Meyer de la version originale française
https://journals.openedition.org/nrt/11793

  • Éditeur : Teseo Press
  • Auteurs : Claire Edey Gamassou et Arnaud Mias (coordination)
  • Date : marzo 5, 2021
  • ISBN livre imprimé : 9789877232882
  • ISBN ebook : 9789877232905

>> lien vers la version espagnol
https://www.mshparisnord.fr/publications/de-liberer-le-travail-2/

>> lien vers la version anglaise
https://www.mshparisnord.fr/publications/de-liberating-work/

Coopératives : la régulation comme cadre d’analyse prometteur ?

revue de la regulation

Date limite 1er septembre 2021
La revue de la Régulation ouvre un appel à contribution pour son prochain numéro.

Les coopératives, et plus largement l’ESS (Économie sociale et solidaire), constituent un champ de pratiques qui est resté relativement en marge de l’analyse économique, malgré d’actifs espaces d’échanges académiques et extra-académiques. L’approche institutionnaliste elle-même peine à capitaliser les nombreux travaux empiriques qu’elle a inspirés (notamment Moullaert et al., 2013 ; Demoustier & Colletis, 2012 ; Richez-Battesti & Vallade, 2012 ; Petrella & Richez-Battesti, 2014 ; Pecqueur & Itçaina, 2012 ; Richez-Battesti & Defourny, 2017 ; Eynaud & Laville, 2018 ; Bodet & Lamarche, 2020) ou qui ont été produits dans d’autres disciplines (par exemple en sociologie critique : Simonet, 2018 ; Bory, 2008, 2019 ; Hély & Moulévrier, 2013). Elle ne parvient pas toujours à se situer par rapport aux discours normatifs investis sur les coopératives et sur l’ESS qui souffrent souvent d’un déficit de conceptualisation et restent ancrés dans des approches monographiques.

Les propositions de résumés doivent être adressées à et : 2 à 4 pages (6 000 à 12 000 signes, espaces compris), en prenant soin de bien préciser la question posée, son mode de traitement ainsi que les matériaux et/ou champ conceptuel investis.

  • Remise des résumés (6 000 à 12 000 signes, espaces compris) : 1er septembre 2021
  • Retour aux auteurs : 1er novembre 2021
  • Envoi des articles sélectionnés : 28 février 2022

>> consulter l'AAC sur le site de la revue de la Régulation