Sous la direction de Marion Henry et Adrien Quièvre
Plusieurs interrogations traversent l’ensemble du dossier, concernant autant la place et le rôle du sonore dans les pratiques contestataires que la nature même de cette imbrication : il s’agit de saisir simultanément ce que le sonore fait à la contestation – ses capacités mobilisatrices, performatives, perturbatrices – et ce que la contestation fait au sonore, c’est-à-dire comment elle le réinvente, le détourne et l’instrumentalise en tant que vecteur de transformation de l’ordre social établi. Comment les sons, les paroles, les bruits ou les silences peuvent-ils contribuer à rassembler des individus en un groupe ou une foule ? Quels rapports les pratiques sonores et gestuelles entretiennent-elles avec l’exercice du pouvoir envisagé depuis une diversité de situations et d’époques ? Comment l’analyse des formes et des variations du pouvoir permet-elle de mieux comprendre l’importance accordée aux sons, aux bruits, aux silences ou aux musiques selon les contextes et les situations ? Comment les pratiques sonores contestataires circulent-elles à l’échelle internationale ?
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